la vie de ravachol

la vie de ravachol
Ravachol
François Claudius Koënigstein (son père était d'origine néerlandaise), dit Ravachol (du nom de sa mère, Marie) est un militant et terroriste anarchiste né le 14 octobre 1859 à Saint-Chamond (Loire) et mort guillotiné le 11 juillet 1892 à Montbrison.
Biographie

Ravachol était un ouvrier teinturier. Il faisait vivre sa mère, sa s½ur, son frère et s'occupera de son neveu. Il était très pauvre. Il jouait le dimanche, pour pouvoir survivre, de l'accordéon dans des bals, à Saint-Étienne. Ayant vécu une enfance difficile, il commence à errer dans les milieux sombres dès ses 8 ans.

Avant de devenir un symbole de l'anarchisme terroriste, Ravachol avait été poursuivi pour l'agression d'un vieillard de 93 ans qu'il étrangla afin de le voler. Parmi ses autres délits figurent la fracturation de la tombe d'une riche comtesse dont il pensait pouvoir extraire des bijoux.

Les attentats

Anarchiste, il sera l'auteur de trois attentats à la dynamite contre des représentants de la justice.

Le 1er mai 1891, à Fourmies, une manifestation se déroule pour obtenir les journées de travail de huit heures, des affrontement ont lieu, les agents de la Police tirent sur la foule, cela se solde par neuf morts (dont des femmes et des enfants) parmi les manifestants. Et le même jour, à Clichy, dans un défilé où prennent part des anarchistes, des incidents graves éclatent, et trois anarchistes sont amenés au commissariat, ils y sont interrogés (et violentés avec coups et blessures). Un procès (l'Affaire de Clichy) s'ensuit, où deux des trois anarchistes sont condamnés à des peines de prison (malgré la situation paradoxale).

Ces événements, mais aussi la répression destinée aux communards, qui dure depuis l'insurrection de la Commune de Paris de 1871, révoltent Ravachol, et l'amènent à des actes de terrorisme. Il pose des bombes dans les habitations de l'avocat général Bulot (chargé du ministère public), du conseiller Benoit qui présidait les assises lors de l'affaire de Clichy. Dénoncé par un employé de restaurant, dénommé Lhérot, Ravachol est capturé. En représailles, le restaurant où travaille Lhérot explose la veille du procès de Ravachol.

Arrêté le 30 mars 1892 pour ses attentats au restaurant Véry (24, boulevard de Magenta, Paris Xe), son procès aux assises a lieu le 26 avril, et il y est condamné à la réclusion à perpétuité. Ravachol est condamné à mort dans un second procès pour trois assassinats dont deux pour lesquels la participation de Ravachol reste très douteuse (celle du meurtre, reconnu par Ravachol, de l'ermite de Montbrison est la conséquence avouée de la misère dans laquelle Ravachol se démenait).

Le 9 décembre 1893, Auguste Vaillant jette une bombe à la Chambre des députés française pour le venger.

Mythe

Ravachol est devenu un mythe de la révolte désespérée et des chansons lui ont été consacrées, comme la Ravachole, sur l'air de la Carmagnole.

Les tintinophiles reconnaîtront en lui une insulte plusieurs fois proférée par le Capitaine Haddock.

Citations

Tirées de sa déclaration lors de son procès :

* « Si je prends la parole, ce n'est pas pour me défendre des actes dont on m'ac­cuse, car seule la société, qui, par son organisation, met les hommes en lutte continuelle les uns contre les autres, est responsable. En effet, ne voit-on pas aujourd'hui dans toutes les classes et dans toutes les fonctions des personnes qui désirent, je ne dirai pas la mort, parce que cela sonne mal à l'oreille, mais le malheur de leurs semblables, si cela peut leur procurer des avantages. »

* « Que peut-il faire celui qui manque du nécessaire en travaillant, s'il vient à chômer ? Il n'a qu'à se laisser mourir de faim. Alors on jettera quelques paroles de pitié sur son cada­vre. C'est ce que j'ai voulu laisser à d'autres. J'ai préféré me faire contrebandier, faux-monnayeur, voleur, meurtrier et assassin. J'aurais pu mendier : c'est dégradant et lâche et même puni par vos lois qui font un délit de la misère. Si tous les nécessiteux, au lieu d'attendre, prenaient où il y a et par n'importe quel moyen, les satisfaits comprendraient peut-être plus vite qu'il y a danger à vouloir consacrer l'état social actuel, où l'inquiétude est permanente et la vie menacée à chaque instant. »

* « On finira sans doute plus vite par comprendre que les anarchistes ont raison lorsqu'ils disent que pour avoir la tranquillité morale et physique, il faut détruire les causes qui engendrent les crimes et les criminels : ce n'est pas en supprimant celui qui, plutôt que de mourir d'une mort lente par suite de privation qu'il a eues et aurait à supporter, sans espoir de les voir finir, préfère, s'il a un peu d'énergie, prendre violemment ce qui peut lui assurer le bien-être, même au risque de sa mort qui ne peut être qu'un terme à ses souffrances. »

* « Que faut-il alors ? Détruire la misère, ce germe de crime, en assurant à chacun la satisfaction de tous les besoins ! Et combien cela est difficile à réaliser ! Il suffirait d'établir la société sur de nouvelles bases où tout serait en commun, et où chacun, produisant selon ses aptitudes et ses forces, pourrait consommer selon ses besoins. Alors on ne verra plus des gens comme l'ermite de Notre-Dame-de-Grâce et autres mendier un métal dont ils deviennent les esclaves et les victimes ! On ne verra plus les femmes céder leurs appâts, comme une vulgaire marchandise, en échange de ce même métal qui nous empêche bien souvent de reconnaître si l'affection est vraiment sincère. »

* « Oui, je le répète : c'est la société qui fait les criminels, et vous jurés, au lieu de les frapper, vous devriez employer votre intelligence et vos forces à transformer la société. Du coup, vous supprimeriez tous les crimes ; et votre ½uvre, en s'attaquant aux causes, serait plus grande et plus féconde que n'est votre justice qui s'amoindrit à punir les effets. »

* « J'ai travaillé pour vivre et faire vivre les miens ; tant que ni moi ni les miens n'avons trop souffert, je suis resté ce que vous appelez honnête. Puis le travail a manqué, et avec le chômage est venue la faim. C'est alors que cette grande loi de la nature, cette voix impérieuse qui n'admet pas de réplique : l'instinct de la conservation, me poussa à commettre certains des crimes et délits que vous me reprochez et dont je reconnais être l'auteur. »

* « Jugez-moi, messieurs les jurés, mais si vous m'avez compris, en me jugeant jugez tous les malheureux dont la misère, alliée à la fierté naturelle, a fait des criminels, et dont la richesse, dont l'aisance même aurait fait des honnêtes gens !»

* « Une société intelligente en aurait fait des gens comme tout le monde ! »

Liens externes

* Déclaration de Ravachol pour son procès (1892).
* Texte de la Ravachole, chanson anarchiste.

Portail de l'anarchisme
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# Posté le jeudi 31 août 2006 15:45

la vie de Marius Jacob

la vie de Marius Jacob
Marius Jacob
Alexandre Jacob (1879-1954), dit Marius Jacob, fut un anarchiste illégaliste français. Cambrioleur ingénieux et doté du sens de l'humour, capable de grande générosité à l'égard de ses victimes, il sera (entre autres "illégaux" de la Belle Époque) un des modèles dont Maurice Leblanc s'inspirera pour créer le personnage d'Arsène Lupin.
Une dure formation à la vie

Il naît en 1879 à Marseille dans un milieu prolétaire, et s'engage à douze ans comme mousse pour un voyage qui le mènera jusqu'à Sydney où il désertera. Il aura connu dans ce voyage le haut (« jet set » en croisière) et le bas (marins aux désirs desquels il se refuse, bagnards et esclaves transportés) de la société («J'ai vu le monde; il n'est pas beau»). Après un bref épisode de piraterie, à laquelle il renonce par rejet d'une trop grande cruauté, il revient à Marseille en 1897 et abandonne définitivement la marine, miné par des fièvres qui l'accompagneront toute sa vie. Apprenti typographe, il fréquente les milieux anarchistes et y rencontre Rose, avec qui il vit.

Les socialistes parlementaires de cette fin de siècle s'opposent, souvent violemment, aux anarchistes (libertaires) dans le monde ouvrier. D'un côté les uns se veulent légalistes et gagner le pouvoir par les élections, de l'autre les anarchistes pensent que la justice sociale ne se discute pas qu'elle se prend ! Dans l'Europe de la Belle Époque, suivant la répréssion de la commune de paris, des révoltés tendant vers l'acte individuel violent, pour rendre justice, font tomber des rois, des politiciens, des militaires, des policiers, des tyrans, des magistrats sous leurs armes qui éclatent un peu partout dans le monde ! Des dizaines de militants anarchistes sont emprisonnés et certains guillotinés, pendus, etc. Les libertaires sont traqués, des hommes comme Ravachol sont condamnés à avoir la tête tranchée, mais surtout le terrorisme les rend impopulaires, ce qui nuit à leur cause.

Fiché, compromis dans une affaire d'explosifs et quelques menus larcins, condamné à six mois de prison, Jacob ne peut se réinsérer. Il va alors choisir « un illégalisme pacifiste » (« Puisque les bombes font peur au peuple, volons les bourgeois, et redistribuons aux pauvres ! »). Le 31 mars 1899, un commissaire de police et deux inspecteurs se présentent chez un commissionnaire au Mont-de-Piété de Marseille. L'accusant, à juste titre d'ailleurs, du recel d'une montre, ils l'arrêtent, après avoir dressé durant trois heures, sur papier à en-tête de la Préfecture de police, l'inventaire de tout le matériel en dépôt, qu'ils confisquent comme pièces à conviction. L'honnête homme est emmené menotté au Palais de Justice (pied de nez) tandis que les trois individus s'esquivent, emportant un butin d'environ 400000 francs. Les policiers n'étaient autres que Marius Jacob et ses compères. La France entière en rit.

L'anarchiste qui inspira Maurice Leblanc

Arrêté à Toulon le 3 juillet 1899, Jacob simule la folie (il a des hallucinations dans lesquelles il est agressé par des jésuites !) pour éviter cinq années de réclusion. Le 19 avril 1900, il s'évade avec la complicité d'un infirmier de l'asile d'Aix-en-Provence et se réfugie à Sète. Il organise alors sa bande, nommée « Les travailleurs de la nuit ». Les principes en sont simples : on ne tue pas, sauf pour protéger sa vie et sa liberté, et uniquement des policiers ; on ne vole que les parasites, les patrons, les juges, les militaires, le clergé, jamais les professions utiles, architectes, médecins, artistes,... ; un pourcentage de l'argent volé est reversé à la cause anarchiste et aux camarades dans le besoin, ce qui n'ira pas sans poser de problèmes. Il évite de travailler avec les anarchistes idéalistes comme avec la pègre, très réactionnaire en général, choisissant comme complices des déclassés, illégalistes comme lui.

L'astuce de Jacob est sans limite. Pour voir si ceux qu'il projète de cambrioler sont chez eux, il coince des morceaux de papier dans leurs portes et passe le lendemain vérifier s'ils sont toujours en place ; c'est de plus un as du déguisement. Autre astuce: il achète une quincaillerie et se fait livrer des mécanismes de coffres-forts pour s'entraîner à les crocheter, activité dont il devient un expert (toute sa vie d'ailleurs il se lança en autodidacte dans des études diverses, les approfondissant jusqu'à devenir chaque fois un spécialiste de la question). Mais sa plus belle invention est « le coup du parapluie » : un trou dans le plancher de l'appartement du dessus, un parapluie fermé glissé dans le trou, ouvert ensuite par un système de ficelles, pour récupérer les gravats et éviter le bruit de leur chute. Il lui arriva de refermer les portes par un de ses mécanismes de ficelles et de morceaux de bois, de manière à faire croire qu'il était toujours à l'intérieur ; il assista une fois de la terrasse d'un café à un assaut en règle donné à une maison pillée dans la nuit.

On voit que son humour se donne libre cours également : il signe ses forfaits d'une carte au nom d'Attila ; il y laisse parfois des mots, comme « Dieu des voleurs, recherche les voleurs de ceux qui en ont volé d'autres. » (Rouen, église saint Sever, nuit du 13 au 14 février 1901). Il fait parfois preuve d'une classe inattendue dans ce milieu : cambriolant la demeure d'un capitaine de frégate, Julien Viaud, il s'aperçoit soudain qu'il s'agit de Pierre Loti, remet tout en place et laisse un de ses fameux mots : « Ayant pénétré chez vous par erreur, je ne saurais rien prendre à qui vit de sa plume. Tout travail mérite salaire. Attila. - P.S. : Ci-joint dix francs pour la vitre brisée et le volet endommagé. » Un jour découvrant qu'une marquise qu'il imaginait richissime était en fait criblée de dettes, il lui laisse dix mille francs-or. Bien qu'il l'ait toujours démenti, Maurice Leblanc s'inspira de lui (entre autres, il est vrai) pour créer, en 1905 d'ailleurs, son personnage d'Arsène Lupin.

Avec des groupes de deux à quatre personnes, il commet entre 1900 et 1903 entre cent cinquante et cinq cents cambriolages, à Paris, en province et même à l'étranger (« Je faisais de la décentralisation »). Mais Jacob sait déjà que le combat est perdu : un jour qu'il essayait de de convertir un ouvrier à l'anarchisme, il a obtenu une réponse significative :

- Et ma retraite?

Le 21 avril 1903, une opération menée à Abbeville tourne mal. Après avoir tué un agent et s'être enfuis, Jacob et ses deux complices sont capturés. Il fait du procès, qui se tient à Amiens deux ans plus tard, dans une ville en état de siège et hantée par les anarchistes, une tribune pour ses idées, étonnant par sa truculence, son sens de la répartie, son idéalisme, et son intelligence. « Vous savez maintenant qui je suis : un révolté vivant du produit de ses cambriolages. » « Le droit de vivre ne se mendie pas, il se prend. » Mais aussi au président du tribunal qui lui demandait pourquoi lors d'un cambriolage, il avait volé un diplôme de Droit sans valeur marchande : « Je préparais déjà ma défense. » On est obligé de changer périodiquement ses gardiens, car il les convertit à l'anarchisme. Il échappe à la guillotine, mais est condamné à perpétuité au bagne de Cayenne.

Le bagne et la résurrection

Il y entretient une émouvante correspondance avec sa mère Marie, qui ne l'abandonna jamais ; il tente de s'évader dix-sept fois avec une remarquable ingéniosité et, face à une administration pénitentiaire qui cherche à le détruire, il doit à son intelligence (il étudie le Droit pour venir en aide à ses compagnons... ainsi qu'à lui-même) et à son énergie de rester incorruptible et inentamé sur le plan moral ; en revanche ses forces physiques sont gravement atteintes. Revenu en métropole suite à la campagne contre le bagne lancée par Albert Londres, il finit d'y purger sa peine jusqu'en 1927. Libéré, remis sur pied dans un hôpital, il travaille au Printemps, puis se fait marchand ambulant dans le Val de Loire et en Touraine, s'installant à Reuilly dans l'Indre avec sa compagne Paulette (Rose est morte penant son séjour à Cayenne) et sa mère. Il se sent bien dans le milieu forain car ce dernier est, sinon ouvert à l'anarchisme théorique, du moins proche de sa générosité.

En 1929 Jacob se présente dans les locaux du journal le Libertaire dirigé par Louis Lecoin. Les deux hommes se ressemblent et se lient d'amitié. Si Jacob (qui a pris le prénom de Marius parce que c'est moins long qu'Alexandre, et donc moins cher à écrire sur le calicot de son étal) ne reprend pas ses activités lucratives, il s'investit dans la propagande. Après les combats de soutien pour les objecteurs de conscience et ceux pour Sacco et Vanzetti, les libertaires apportent leur soutien pour empêcher l'extradition de Durruti promis à l'exécution capitale en Espagne. En 1936, il va à Barcelone dans l'espoir de s'y rendre utile à la CNT, mais comprenant que, pour lui comme pour l'Espagne, c'est sans espoir, il revient sur les marchés du centre de la France, en parcourt ces marchés et les foires du centre, il achète en 1939, une maison à Reuilly : "Le pays où il ne se passe jamais rien", et il s'y marie en 1939. Il semble qu'il ait laissé un bon souvenir aux habitants de la commune: sa maison et sa tombe y font aujourd'hui partie des sites à visiter et il est question de lui sur le site Web. En octobre 2004, une impasse est baptisée à son nom et une exposition lui est consacrée à l'Office du tourisme en novembre.

S'il ne s'engage pas dans la Résistance (il y eut très peu de réseaux anarchistes, même si certains libertaires, essentiellement espagnols, participèrent au mouvement de libération), les partisans savent pouvoir trouver refuge chez lui. Après la mort de sa mère (1941) et de sa femme (1947), il vieillit entouré d'amis et de camarades de discussion (Jean Maitron, auteur du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier, R. Treno, le directeur du Canard Enchaîné, et bien d'autres), ne renonçant jamais ni à sa verve, ni à ses opinions, ni à ses provocations d'homme libre (devant payer un impôt pour son chien, il réclame une carte d'électeur pour ce dernier, qui « n'a jamais menti, jamais été ivre. Aucun de vos électeurs ne peut en dire autant »).

Une fin de vie digne

En 1953 il rencontre un couple de jeunes enseignants, Robert et Josette. Profonde amitié entre les deux hommes. Et passion partagée avec la jeune femme, à qui il accorde, malgré sa décision d'en finir avec la vie maintenant que son corps le lâche, une année. Le 28 août 1954, il s'empoisonne, d'une injection de morphine, avec son vieux chien, Négro, laissant le dernier de ses fameux mots : « (...) Linge lessivé, rincé, séché, mais pas repassé. J'ai la cosse. Excusez. Vous trouverez deux litres de rosé à côté de la paneterie. À votre santé. »

Voir aussi

Bibliographie

Alexandre Marius Jacob, Écrits, L'Insomniaque

Marius Jacob, l'anarchiste cambrioleur de William Caruchet, éditions Séguier

Un anarchiste de la Belle Epoque, Alexandre Jacob d'Alain Sergent, Le Seuil

Les Vies d'Alexandre Jacob 1879-1954 de Bernard Thomas, Fayard 1970, Mazarine 1998.

Liens externes

* le site de la commune de Reuilly
* un site présentant une bande dessinée à propos de Jacob
* Un témoignage d'Alexis Danan
* Pétition pour une rue Alexandre Marius Jacob à Amiens
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# Posté le jeudi 31 août 2006 15:50

la vie de jules bonnot

la vie de jules bonnot
Jules Bonnot
Jules Joseph Bonnot (1876 - 1912) est un célèbre anarchiste français. Il fut le meneur de la bande à Bonnot, un groupe illégaliste ayant multiplié les braquages et les meurtres en 1911 et 1912.
Une jeunesse difficile

Jules Joseph Bonnot est né à Pont-de-Roide le 14 octobre 1876. Sa mère décède le 23 janvier 1887 à Besançon alors qu'il n'a que dix ans. Son frère aîné se suicide par pendaison en 1903 suite à un amour déçu. Le père de Jules, ouvrier fondeur, analphabète, doit alors assumer seul l'éducation du garçon. Les études de ce dernier se passant mal, il abandonne vite l'école.

À quatorze ans il entre en apprentissage. Il n'est pas très motivé par ce travail pénible et se dispute souvent avec ses patrons successifs. En 1891, à quinze ans, Bonnot est condamné pour la première fois pour pêche avec engin prohibé, puis en 1895 suite à une bagarre dans un bal. Il se marie après son service militaire en 1901 avec une jeune couturière avec laquelle il part pour Genève.

Engagement anarchiste

C'est à cette époque que Bonnot commence à militer pour l'anarchisme. Il se fait renvoyer des chemins de fer de Bellegarde suite à son engagement politique et plus personne n'accepte de l'engager. Il décide alors de partir pour la Suisse. Il trouve un poste de mécanicien à Genève et sa femme tombe enceinte. Mais l'enfant, Émilie, meurt quelques jours après l'accouchement. Bonnot milite toujours pour l'anarchisme et acquiert une réputation d'agitateur. Il est alors expulsé de Suisse.

Ses dons en mécanique lui permettent cependant de retrouver rapidement un emploi chez un grand constructeur automobile de Lyon. En février 1904 sa femme accouche d'un second enfant. Les convictions politiques de Bonnot restent vivaces : dénonçant les injustices et menant des grèves, il s'attire les foudres des patrons. Il décide alors de quitter Lyon pour Saint-Étienne.

À Saint-Étienne il est mécanicien dans une firme reconnue. Il loge avec sa famille chez le secrétaire de son syndicat, Besson, qui devient l'amant de sa femme. Pour échapper à la colère de Bonnot, Besson part en Suisse avec Sophie et son enfant. Son engagement est toujours plus fort. Sa fuite lui a fait perdre son emploi et il devient, comme bien d'autres à cette époque, un chômeur miséreux. De 1906 à 1907 il ouvre deux ateliers de mécanique à Lyon, tout en commettant quelques casses avec Platano, son bras droit. En 1910 il se rend à Londres et devient chauffeur de Sir Arthur Conan Doyle, père de Sherlock Holmes, grâce à ses talents de chauffeur qui lui seront plus qu'utiles dans son aventure illégaliste.

Les débuts de la bande

Fin 1910, Bonnot est de retour à Lyon et utilise l'automobile comme une technique criminelle, une innovation. La police le recherche et il quitte précipitemment Lyon avec Platano. En cours de route, il tue Platano dans des circonstances qui restent peu claires : selon la version qu'il donnera à ses futurs complices, Platano se serait grièvement blessé avec son revolver par accident, et il l'aurait achevé pour lui éviter de souffrir. Comme le note Alphonse Boudard [1], Bonnot ne pouvait donner d'autre version, d'autant plus que Platano était sa caution auprès des anarchistes parisiens. Bonnot ayant récupéré une forte somme d'argent que Platano portait sur lui, l'hypothèse d'un meurtre prémédité ne peut être écartée.

Fin novembre 1911, Bonnot rencontre au siège du journal l'Anarchie, dirigé par Victor Serge, plusieurs sympathisants anarchistes qui vont devenir ses complices, dont les deux principaux, Octave Garnier et Raymond Callemin dit « Raymond-la-science », d'autres qui joueront un rôle moindre dans l'affaire, Élie Monnier dit « Simentoff » (ou Symentoff), Édouard Carouy, René Soudy, ainsi qu'Eugène Dieudonné, dont le rôle exact n'a jamais réellement été établi. Adeptes de la reprise individuelle, tous ont déjà commis de menus larcins, et brûlent de passer à l'étape supérieure. L'arrivée de Bonnot joue un rôle de déclencheur. Bien que l'idée de chef répugne aux anarchistes, Bonnot, plus âgé, plus expérimenté dans le crime, va virtuellement jouer ce rôle.

Le braquage de la Société Générale

Le 14 décembre 1911, Bonnot, Garnier et Callemin volent une automobile qu'ils comptent utiliser pour leurs projets. Utilisant ses connaissances des différents modèles, Bonnot a choisi une Delaunay-Belleville, marque de luxe qu'il sait fiable et rapide.

Le 21 décembre 1911, à 9h, rue Ordener à Paris, Bonnot, Garnier, Callemin et peut-être un quatrième homme se présentent à la rencontre du garçon de recette de la Société Générale et de son garde du corps. Lorsqu'ils les aperçoivent, Garnier et Callemin se précipitent hors de la voiture, Bonnot restant au volant. Garnier fait feu à deux reprises sur l'encaisseur qui s'effondre, grièvement blessé. Callemin ramasse sa sacoche, et tous deux s'enfuient en direction de la voiture, malgré l'intervention de passants que Bonnot tente de disperser en tirant en l'air. Une fois Callemin et Garnier montés à l'intérieur, Bonnot démarre, mais Callemin fait tomber la sacoche dans le caniveau. Il descend pour la récupérer, aperçoit quelqun qui court dans sa direction, sur lequel il tire sans le toucher, puis remonte dans la voiture. Selon plusieurs témoins, un quatrième homme serait intervenu à ce moment. Enfin, Bonnot démarre, et la bande prend la fuite.

C'est la première fois qu'une voiture est utilisée pour commettre un braquage, et l'événement a un retentissement considérable, accru par la blessure grave de l'encaisseur. Le lendemain l'événement fait la une des journaux. La bande déchante pourtant en découvrant le butin qui n'est que de quelques titres et de 5000 francs. Ils abandonnent leur voiture à Dieppe puis reviennent à Paris. Callemin, parti en Belgique tenter en vain de négocier les titres, les rejoint bientôt. Pendant ce temps la police découvre que le braquage est lié au milieu anarchiste, nouvelle qui lorsqu'elle transpire dans la presse augmente encore le retentissement de l'affaire.

Une semaine environ après le braquage de la Société Générale, Garnier et Callemin trouvent refuge quelques jours chez Victor Serge et sa maitresse Rirette Maitrejean. Bien que n'approuvant pas les méthodes de la bande, ils les hébergent par solidarité. Peu après le départ de Garnier et Callemin, la police, enquêtant toujours parmi les anarchistes connus, perquisitionne le domicile de Victor Serge. Le couple est arrêté, officiellement pour détention d'armes trouvées dans un paquet laissé par un ami anarchiste. La presse présente Victor Serge comme le « cerveau » de la bande, estimant que sans lui la capture des autres est imminente. L'événement a en fait plutôt l'effet inverse : de jeunes anarchistes comme René Valet et René Soudy, révoltés par cette arrestation, vont par la suite se joindre au groupe illégaliste.

Autres vols et braquages

La Bande continue son périple ; le 31 décembre à Gand, Bonnot, Garnier et Carouy tentent de voler une voiture. Ils sont surpris par le chauffeur mais Garnier assomme celui-ci, puis tue au revolver un veilleur de nuit alerté par le bruit. Le 3 janvier 1912, à Thiais, Carouy, en compagnie de Marius Metge, assassine un rentier et sa femme de chambre au cours d'un cambriolage. Rien n'indique que ce double meurtre ait été concerté avec Bonnot et ses autres complices, mais du fait de la participation de Carouy au coup de Gand, la justice va le confondre avec les autres crimes de la bande. Le 27 février, Bonnot, Callemin et Garnier volent une nouvelle Delaunay-Belleville. Un agent de police qui tente de les interpeller en raison de la conduite dangereuse de Bonnot dans Paris est abattu par Garnier. Ce meutre d'un agent de la force publique augmente encore la fureur de la presse et de l'opinion, qui exigent la capture de la bande. Le lendemain à Pontoise, le trio tente de dévaliser le coffre-fort d'un notaire. Surpris par celui-ci, ils sont contraints de s'enfuir en abandonnant le butin.

Pendant ce temps, Eugène Dieudonné est arrêté. Dieudonné nie toute participation aux activités criminelles de la bande, bien qu'il admette connaître Bonnot et les autres et reconnaisse ses sympathies anarchistes. Il est accusé de participation au braquage de la rue Ordener par le garçon de recettes de la Société Générale, qui avait dans un premier temps reconnu Carouy puis Garnier sur les photos qui lui avaient été présentées.

Le 19 mars, une lettre publiée dans Le Matin fait sensation. Dans celle-ci, Garnier provoque les forces de police qu'il met au défi de l'arrêter. Il ne se fait pourtant pas d'illusion sur son sort : je sais que je serai vaincu que je serai le plus faible, écrit-il, mais je compte bien faire payé (sic) cher votre victoire. Il innocente Dieudonné, affirmant être l'auteur des crimes dont celui-ci est accusé. La lettre est signée par une empreinte digitale que la police reconnait comme authentique.

Le 25 mars, le trio habituel Bonnot, Garnier, Callemin, accompagnés de Monnier, Callemin et Soudy, se prépare à voler une limousine De Dion-Bouton dont ils ont appris qu'elle devait être livrée sur la côte d'azur. L'attaque se passe à Montgeron. Bonnot placé au milieu de la route agite un mouchoir. Lorsque la voiture s'arrête, le reste de la bande surgit. Croyant que le chauffeur allait sortir une arme, Garnier et Callemin l'abattent, ainsi que le propriétaire de la voiture. Selon celui-ci, qui survit à ses blessures, Bonnot aurait crié au milieu de la fusillade « Arrêtez ! Vous êtes fous ! Arrêtez ! ». Dans la foulée, la bande décide de se rendre à la succursale de la Société Générale à Chantilly pour un braquage improvisé. Surgissant dans la banque, Garnier, Callemin, Valet et Monnier abattent trois employés, entassent des rouleaux d'or et billets de banque dans un sac, puis regagnent la voiture que Bonnot fait promptement démarrer. Les gendarmes sont alertés, mais ne disposant que de vélos et de chevaux, ils doivent laisser la bande s'enfuir.

Fin de la bande à Bonnot

Après ce dernier braquage, la police va progressivement mettre fin aux activités de la bande. Le 30 mars, Soudy est arrêté. Le 4 avril, c'est le tour de Carouy. Le 7 avril, les policiers capturent Callemin, résultat important celui-ci étant l'un des protagonistes les plus importants avec Garnier et Bonnot. Le 24 avril, Monnier est également arrêté.

Le 24 avril, Louis Jouin, numéro 2 de la sûreté nationale qui est chargé de l'affaire, perquisitionne à Ivry-sur-Seine au domicile d'un sympathisant anarchiste. Dans une chambre, il a la surprise de reconnaître Bonnot, qui le tue à coup de revolver puis parvient à s'enfuir. Blessé au cours de la fusillade, Bonnot se rend chez un pharmacien pour se faire soigner. Il explique au pharamacien qu'il est tombé d'une échelle, mais celui-ci fait le rapprochement avec l'affaire d'Ivry et prévient les autorités. La police peut ainsi avoir une idée approximative de l'endroit où se trouve Bonnot et passe la région au peigne fin. Le 27 avril elle le surprend dans sa cachette de Choisy-le-Roi. Bonnot a le temps de se retrancher dans sa maison, et le chef de la sûreté préfère faire cerner les alentours et attendre les renforts plutôt que de donner l'assaut. Un long siège commence, mené en personne par le préfet de police, Louis Lépine. De plus en plus de troupes diverses arrivent (jusqu'à un régiment de Zouaves avec sa mitrailleuse Hotchkiss dernier cri), ainsi que de nombreux badauds venus assister au « spectacle ». Bonnot sort de temps en temps sur le perron pour tirer sur ses ennemis ; il est évidemment accueilli par des salves de tir mais parvient à chaque fois à s'en sortir indemne. Tandis que le temps passe et que la police tergiverse sur la façon de mettre fin au siège, il se désintéresse peu à peu de ses assaillants pour se mettre à écrire son testament. Finalement, Lépine décide de faire sauter la maison à la dynamite. Grièvement blessé dans l'explosion, Bonnot prend encore le temps de terminer son testament en affirmant l'innocence de plusieurs personnes dont Dieudonné. Lorsque les policiers emmenés par Guichard donnent l'assaut, il parvient encore à les accueillir à coup de revolver avant d'être abattu. Il décède peu après en arrivant à l'Hôtel-Dieu de Paris.

Après Bonnot, les deux derniers membres de la bande en liberté sont Valet et surtout Garnier, auteur de la plupart des meurtres. Le 14 mai, ils sont localisés dans un pavillon de Nogent-sur-Marne. Les policiers espèrent réaliser une arrestation « en douceur », mais manquant de discrétion, ils sont repérés par Valet et Garnier qui se retranchent dans la maison. Un nouveau siège commence, pratiquement identique à celui de Choisy, avec un très grand nombre de policiers et militaires et une foule de badauds venue suivre les opérations. Pendant plus de 9 heures, Valet et Garnier tiennent en respect une petite armée de forces de l'ordre. Finalement, un régiment de dragons parvient à faire sauter la villa. La police donne l'assaut et achève les deux hommes. Les policiers doivent ensuite se battre pour récupérer les corps avec la foule qui veut les réduire en bouillie.

Le procès des membres survivants de la bande à Bonnot a lieu en février 1913. Les principaux accusés sont Callemin, Carouy, Metge, Soudy, Monnier, Dieudonné, Victor Serge, auxquels s'ajoutent diverses personnes accusées d'avoir aidé la bande à différents titres. Callemin est le principal membre survivant ; il utilise le tribunal comme une tribune pour exprimer sa révolte. Il nie les faits qui lui sont reprochés, mais de telle façon qu'il ne laisse guère de doute sur sa culpabilité. Carouy et Metge sont surtout jugés pour le double meurtre de Thiais ; ils nient mais leurs empreintes digitales les accusent sans équivoque. À Monnier et Soudy est reproché leur participation au hol-up de Chantilly, dont les témoins les reconnaissent formellement. Victor Serge est présenté au début du procès comme la tête pensante de la bande, ce qu'il nie énergiquement, montrant qu'il n'a à aucun moment profité de leurs vols.

Le seul cas véritablement douteux est celui de Dieudonné, accusé de participation au braquage de la rue Ordener. Bonnot et Garnier ont affirmé son innocence avant de mourrir. Dieudonné dispose de plus d'un alibi étayé de preuves, montrant qu'il était à Nancy au moment des faits. Contre lui pèsent les témoignages de plusieurs témoins, dont celui de l'encaisseur de recettes dévalisé par la bande.

À l'issue du procès, Garnier, Monnier, Soudy et Dieudonné sont condamnés à mort. Carouy et Metge sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Victor Serge est condamné à 5 ans de prison ; il est parvenu à se disculper de l'accusation d'avoir été le « cerveau » de la bande à Bonnot, mais est condamné pour les revolvers retrouvés à son domicile au cours de son arrestation. À l'annonce du verdict, Callemin prend la parole. Alors qu'au cours des débats il avait nié avoir participé au hold-up de la rue Ordener, il s'accuse, et affirme que Dieudonné est innocent. Cette déclaration va être utilisé par le défenseur de Dieudonné, maître Vincent de Moro Giafferi, pour présenter un recours en grâce auprès du président Albert Lebrun. Celui-ci commue la peine de Dieudonné en travaux forcés à perpétuité. Quant aux trois autres condamnés à la peine capitale, ils sont guillotinés le 21 avril 1913.

Notes

1. ↑ Alphonse Boudard, Les Grands Criminels, Le Livre de Poche, 1990, ISBN 2253053651, pp 35-36

Bibliographie

* Frédéric Delacourt, L'Affaire bande à Bonnot, De Vecchi, coll. « Grands procès de l'histoire », 2000, (ISBN 2213022798)
* Wiliam Caruchet, Ils ont tué Bonnot, Calmann-Lévy, 1990, (ISBN 2702118690) (Intéressant, car l'auteur, avocat, a acheté la totalité des archives policières ayant trait aux actions de la bande, lors d'une vente publique).
* Alphonse Boudard, Les Grands Criminels, le Pré aux Clercs, 1989, (ISBN 2714422993)
* Bernard Thomas, La Belle époque de la bande à Bonnot, Fayard, 1989, (ISBN 2213022798)
* André Colomer, A nous deux, Patrie ! (chapitre XVIII: "Le Roman des Bandits Tragiques"), 1925

Article connexe

* La Mémoire des vaincus

Lien externe

* L'épopée de la bande à Bonnot sur le site Rebellyon
* Photos et détails tirés de journaux d'époque
* Le point de vue libertaire: La déviation apache
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# Posté le jeudi 31 août 2006 15:56

Movimiente Iberico de Liberacion

Movimiente Iberico de Liberacion
Movimiente Iberico de Liberacion
Le MIL (Mouvement ibérique de libération), implanté à Barcelone, était issu de la réunion de trois "équipes" inspirées d'une part par les théories anarchistes, le conseillisme et le situationnisme. Ses membres étaient en rupture avec les organisations anarchistes classiques alors très divisées et opposées à l'action violente. En décembre 1970, ces équipes avaient participé à la grève de l'usine Harry-Walker qui dura 62 jours et qui fut l'une des plus dures de cette époque. En mars 1971, une brochure appelait au boycott des élections syndicales, elle était signée "1000". Le sigle n'a aucune importance pour les membres du groupe. La presse et la police qui veulent absolument une signature, trouveront la signification des trois lettres MIL. L'un des buts du MIL est la publication de textes théoriques difficiles à trouver en Espagne à cette époque. Pour financer ses activités, le MIL va pratiquer l'expropriation. Entre juillet 1972 et septembre 1973, une douzaine d'attaques de banques seront revendiquées par le MIL. Ces actions de type "expropriation" comportait le risque de création d'une organisation paramilitaire, ce que les membres du MIL comprirent eux-mêmes et qui fut une des causes de leur auto-dissolution.

Le MIL cherchait à éviter la violence contre les individus. Ces actions étaient revendiquées par le texte ou la parole. Dans l'un des tracts était saluée la mémoire de Francisco Sabaté, guerillero anarchiste actif en Catalogne entre 1945 et 1960, date à laquelle il fut tué. Salvador Puig Antich était en général le chauffeur du groupe pratiquant l'expropriation. Les sommes d'argent récupérées sont importantes : 1 million de pesetas à Bellver de Cerdanya le 15 septembre 1972, 1 million à la Banco central le 28 novembre, 1 million et demi à la Banco Americano-Hispano le 2 mars 1973... Du matériel d'imprimerie est également volé à Toulouse ainsi que des papiers officiels. Cet argent va servir à alimenter des caisses de solidarité avec des usines en grève et à l'édition de textes. Les éditions "Mayo 37" sont créées en janvier 1973. Seront publiés des textes de Camillo Berneri (anarchiste italien assassiné par les staliniens en mai 1937), Les Conseils ouvriers d'Anton Pannekoek, Le Dossier San Adrian del Besos (compte-rendu d'un conflit très dur en avril 1973), De la misère en milieu étudiant (Internationale Situationniste)... Dans l'introduction au texte « Entre la révolution et les tranchées » édité aux éditions Mayo 37, le MIL écrit :

« D'importantes fractions du mouvement ouvrier, dans leur lutte quotidienne contre le capitalisme, ont été amenées à rompre avec des organisations qui se révélaient chaque jour d'avantage comme un frein. Le rupture avec le réformisme du P.C. et avec les Commissions Ouvrières qu'ils contrôlait n'a été que le premier pas vers l'Organisation de la Classe. Immédiatement après, le prolétariat a dû faire face avec la même rigueur aux tentatives qui visaient à implanter des nouveaux dirigismes au sein du mouvement ouvrier anti-réformiste et que menait tout un essaim de groupuscules et de soi-disant avant-gardes. »


Une revue est également créée, elle s'appelle CIA ("Conspiration internationale anarchiste"). Elle n'aura que deux numéros dans lesquels on retrouve les deux sources d'inspiration du MIL (anarchisme et ultra-gauche).


Le MIL tient un congrès en août 1973 dont les conclusions sont :

« Il n'y a pas de pratique communiste possible sans lutte systématique contre le mouvement ouvrier traditionnel et ses alliés. Inversement, il n'y a pas d'actions efficaces contre eux sans compréhension claire de leur fonction contre-révolutionnaire...

La société actuelle possède ses lois, sa justice, ses gardiens, ses juges, ses tribunaux, ses prisons, ses crimes, sa « normalité ». Devant cette situation, apparaissent une série d'organes politiques (partis et syndicats, réformistes et gauchistes,...) qui feignent de contester cette situation alors qu'en réalité ils ne font pas autre chose que de consolider la société actuelle... Le « gauchisme » n'est pas autre chose que l'extrème-gauche du programme du capital. » (Conclusions définitives du congrès du MIL, août 1973).

Dans CIA, le MIL se distingue radicalement des positions « démocratique » de la gauche face au franquisme :

« On a beaucoup parlé de « lutte contre la répression », tout en restant en position défensive et à moitié chemin, sans savoir qu'il n'y a pas d'autre lutte contre la répression que l'insurrection généralisée. » (CIA n°1, octobre 1972)

Mais le MIL ne veut pas se spécialiser dans les expropriations et se transformer en, appareil militaire. Aussi en août 1973, un congrès du MIL décide sa dissolution. C'est donc après sa disparition que certains membres du MIL vont connaître une fin tragique. Le 21 juin 1973, Salvador Puig Antich avait malencontreusement oublié dans un bar une sacoche contenant des documents compromettants. La police put alors localiser les planques du MIL. Le 15 septembre, un an après une première expropriation, trois membres du MIL s'attaquent à nouveau à la Caisse d'Epargne de Bellver de Cerdanya. Malheureusement, en un an, la police a fait des progrès, elle est très rapidement sur les lieux et Oriol Sole Sugranyes, typographe de 25 ans et José Luis Pons LLobet, étudiant de 18 ans sont arrêtés, exhibés dans les villages et maltraités. Le troisième, Jorge Sole Sugranyes parvient à se réfugier en Belgique. Le 25 septembre, Salvator Puig Antich avait rendez-vous avec un ami mais celui-ci avait été arrêté deux jours plus tôt et la police organise un guet-apens. Une fusillade éclate, Salvador Puig Antich est grièvement blessé, un inspecteur de police est tué, probablement par ses collègues car Puig Antich n'était plus en état de tuer après les coups qu'il avait reçus.

L'emprisonnement des militants du MIL provoquera des réactions divergentes au sein de l'ultra-gauche française. Le groupe "Révolution Internationale" refusera toute solidarité avec les emprisonnés sous prétexte que ces "militants espagnols influencés, semble-t-il, par les idées de l'ultra-gauche" n'auraient rompu que "très récemment avec le stalinisme, le maoïsme, le nationalisme et l'anarchisme", et que de toute façon "il n'est pas vrai qu'il faille réaliser des hold-up en Espagne aujourd'hui pour exister politiquement" (R.I., nouvelle série, n°6). De son côté, le "Mouvement communiste" (ex-La Vieille Taupe constituait un "Comité pour la vérité sur les emprisonnés de Barcelone", avec des intellectuels comme Pierre Vidal-Naquet, faisant passer des communiqués dans la presse dans le but de révéler que les accusés n'étaient pas des gangsters mais des révolutionnaires. Dans se brochure "Gangsters ou Révolutionnaires", le cômité espérait qu'"un mouvement d'opinion fera reculer l'état espagnol, et limitera leurs condamnations". Ce cômité "large et ouvert" allait fusionner avec le cômité de soutien de l'Organisation révolutionnaire anarchiste (ORA). De son côté, le groupe Pour une Intervention Communiste (Jeune Taupe), constitué peu de temps avant l'exécution de Puig Antich, allait condamner le "frontisme" de ces cômités et s'efforcer, avec ses faibles moyens, de faire connaître les positions du MIL. Quoi qu'il en soit, aucune de ses réactions n'aura d'influence sur le déroulement et les conclusions du procès.

Le procès du MIL a lieu les 7 et 8 janvier 1974. Le verdict était connu d'avance. Il fallait faire un exemple et la police menaçait de manifester à Madrid si Salvador Puig Antich n'était pas exécuté. Salvador Puig Antich est condamné à la peine de mort, Joseé Luis Pons LLobet à 30 ans de prison, son amie Maria-Augustias Mateos Fernandez, lycéenne de 17 ans à 5 ans de prison. Aucun soutien au condamné ne viendra des partis de gauche, quand aux groupes gauchistes ils se contentent d'un « soutien » formel, en délégant quelques dizaines de leurs membres aux manifestations de protestation. Le 2 mars 1974, Salvador Puig Antich est garroté.


Résumé des positions du MIL

Quant à nous, comme équipe ayant fonctionné régulièrement ces derniers temps et d'après le terrain où nous avons travaillé jusqu'ici, indépendamment des attitudes qui prévaudront, nous avons étudié une série de question de fond, qui se posent aujourd'hui au mouvement ouvrier, et que nous croyons possible et nécessaire d'étendre à l'ensemble du prolétariat :

• le travail salarié comme marchandise ;

• la marchandise comme axe et noyau du système capitaliste ;

• le capital comme plus-value accumulée ;

• le capitalisme comme système où le capital a acquis la suprématie

• le processus de concentration du capital ou impérialisme : le capitalisme n'a pas de frontières ;

• l'Est comme ensemble de pays où persiste le travail salarié et le règne de la marchandise ;

• le social-impérialisme en URSS, en Chine ;

• l'Est dans les relations internationales capitalistes ;

• le prolétariat, base et négation du capitalisme ;

• l'organisation du prolétariat dans l'optique de Marx et Engels, et dans celle de l'ultra-gauche ;

• la critique du léninisme comme conscience extérieure à la classe ouvrière, et ses conséquences politiques et organisationnelles ;

• la révolution comme abolition des rapports de production capitalistes (travail salarié, marchandises) et non comme transformation des modes de gestion du capital ; (...)

• Les formes capitalistes de contrôle au sein de la classe ouvrière : groupuscules, partis, syndicats ; leurs manifestations idéologiques.

Barcelone, le 21 avril 1973.
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# Posté le jeudi 31 août 2006 16:03

Faction rouge d'armée

Faction rouge d'armée
La faction rouge d'armée (ou fraction rouge d'armée ; également généralement connu comme groupe de Baader-Meinhof [ou troupe] ; en allemand : Armee par coeur Fraktion ou simplement RAF), était la Rép. Féd. d'Allemagne d'après-guerre l'organisation de terroriste de gauche la plus active et la plus en avant ; il s'est décrit en tant que groupe « de guérillero urbain ». Le RAF a fonctionné à partir des années 70 à 1998, entraînant le grand malaise civil, particulièrement en automne de 1977, qui a mené à une crise nationale qui est devenue notoire en tant que « automne allemand ». Il était responsable de 34 mort-y compris beaucoup de cibles secondaires telles que des chauffeurs et des dommages de gardes du corps et beaucoup d'en ses presque 30 années d'existence. Il a été associé à d'autres organismes allemands de terroriste tels que J2M et le SPK, et dans les années '80 le groupe a également forgé des liens avec le groupe de gauche italien, les brigades rouges ; le groupe de gauche belge, Le ccc ; le groupe de gauche palestinien, PFLP et le groupe de gauche français, action Directe aussi bien que l'IRA et OLP.Fond

Les origines du groupe peuvent être tracées de nouveau au mouvement ouest-allemand de protestation d'étudiant vers la fin des années 60. Les protestations paisibles se sont transformées en émeutes le 2 juin, 1967, quand Mohammad Reza Pahlavi, Shah de Perse, Berlin-Ouest visité. Après un jour des protestations violentes par les Persans exilés, un groupe largement soutenu par les étudiants allemands, Shah a visité l'opéra de Berlin, où une foule des protestataires d'étudiant a présumé. Pendant les démonstrations de théatre de l'$opéra, un étudiant allemand Benno Ohnesorg-qui était présent sa première protestation a été fatalement tiré par la police ouest-allemande.

Avec des perceptions de brutalité d'état et de police, et l'opposition répandue à la guerre de Vietnam, la mort d'Ohnesorg a galvanisé beaucoup de jeunes Allemands, et est devenue un point de rassemblement pour la nouvelle gauche ouest-allemande. Elle a influencé la création du mouvement le 2 juin, un groupe de militant-Anarchiste qui a pris son nom de la date de la mort d'Ohnesorg. Elle a également réuni Thorwald Proll, horst Söhnlein, Gudrun Ensslin, et Andreas Baader, dans un groupe lâche qui a décidé de mettre le feu à plusieurs grands magasins allemands. Ils ont été arrêtés à Francfort le 2 avril, 1968 ; tandis que les quatre défendeurs étaient sur l'épreuve, le journaliste Ulrike Meinhof a édité plusieurs articles sympathiques dans le konkret politique de magasin.

En attendant, le 11 avril, 1968, Rudi Dutschke, le principal intellect et le porte-parole pour l'étudiant proteste, ont été tirés dans la tête. Bien que mal blessé, il pouvait retourner à l'activisme politique jusqu'à sa mort en 1979, une conséquence en retard de ses dommages. L'attaquant était Josef Bachmann, un ouvrier non qualifié allemand conservateur.

La nouvelle gauche d'étudiant a examiné le journal tabloïd Bild-Zeitung, qui a eu des titres comme le « arrêt Dutschke maintenant ! », le coupable en chef pour inciter le tir. Dues à ceci, la société d'Axel Springer, éditeur de Bild-Zeitung, aussi bien que le reste de la pression conservatrice, sont devenues les nouvelles cibles des protestataires de gauche. Meinhof a commenté, « si on place une voiture sur le feu, qui est une offense criminelle. Si on place des centaines de voitures sur le feu, c'est action politique. »
[éditer]

Garde et l'épreuve de Stammheim
Justizvollzugsanstalt Stuttgart Stammheim
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Justizvollzugsanstalt Stuttgart Stammheim

Les membres de RAF ont été emprisonnés individuellement dans l'emprisonnement solitaire, et les visites permises avec des parents seulement toutes les deux semaines. Quand Ensslin a conçu un « système d'information » employant des noms d'emprunt pour chaque membre, les quatre prisonniers pouvaient communiquer encore, circulant des lettres avec l'aide de leurs avocats-conseils de défense.

Pour protester contre leur traitement par des autorités, ils ont fait plusieurs grèves coordonnées de faim ; par la suite, ils ont été gavés. Holger Meins est mort, le 9 novembre, 1974. Après des protestations publiques, leurs conditions ont été légèrement améliorées par les autorités.

Le prétendu deuxième génération du RAF a émergé alors, se composant de l'indépendant de sympathisants des détenus. Ceci est devenu clair quand, le 27 février, 1975, Peter Lorenz, le candidat de CDU pour le maire de Berlin, a été enlevé pour forcer le dégagement de plusieurs autres détenus (Lorenz a été enlevé par une bande urbaine relative de guérillero connue sous le nom de mouvement du 2 juin). Puisqu'aucun des détenus n'était sur l'épreuve pour le meurtre, l'état convenu, et ces détenus (et donc plus tard Lorenz) ont été libérés. Ceci a donné l'inspiration contraignante au deuxième génération du RAF. Le 24 avril, 1975, l'ambassade allemande à Stockholm a été occupée par des membres du RAF ; deux des otages ont été assassinés comme gouvernement allemand sous le chancelier Helmut Schmidt refusé pour donner dedans à leurs demandes. Deux des otage-preneurs sont morts des dommages qu'ils ont soufferts quand les explosifs déployés par les terroristes ont détoné plus tard cette nuit.

Le 21 mai, 1975, l'épreuve de Stammheim de Baader, Ensslin, Meinhof, et Raspe ont commencé, appelé après une zone de ville de Stuttgart où elle a eu lieu. Probablement l'épreuve criminelle allemande la plus tendue et la plus controversée jamais, le Bundestag plus tôt avait changé le code du procédé criminel de sorte que plusieurs des mandataires qui ont été accusés de la portion comme liens entre les détenus et le deuxième génération du RAF aient pu être exclus.

Le 9 mai, 1976, Ulrike Meinhof a été trouvé mort en sa cellule, pendant d'une corde faite à partir des serviettes de prison. Une recherche a conclu qu'elle s'était accrochée, un résultat avec chaleur contesté alors, stimulant une pléthore de théories de conspiration. D'autres théories suggèrent qu'elle lui ait pris la vie en raison d'être banni par le reste du groupe.

Pendant l'épreuve, plus d'attaques ont eu lieu ; parmi elles, le 7 avril, 1977, procureur fédéral Siegfried Buback son conducteur et garde du corps ont été tirés et tués par deux membres de RAF tout en attendant à un feu de circulation rouge.

Par la suite, le 28 avril, 1977, jour de l'épreuve le 192nd, les trois défendeurs restants ont été condamnés de plusieurs meurtres, meurtres plus essayés, et de former une organisation de terroriste ; ils ont été condamnés à l'emprisonnement de la vie.
[éditer]

Automne 1977 (automne allemand)

Le 30 juillet, 1977, Jürgen Ponto, puis tête de banque de Dresdner, a été tiré et tué devant sa maison dans Oberursel dans un kidnapping qui a mal tourné. Tels impliqués étaient Brigitte Mohnhaupt, Klar chrétien, et Susanne Albrecht, dernier être la filleule de Ponto.

Après les convictions, Hanns Martin Schleyer, un ancien dirigeant du membre de solides solubles et de NSDAP qui était alors le président de l'association des employeurs allemands (et ainsi d'un des industriels les plus puissants en Rép. Féd. d'Allemagne) a été enlevé dans un kidnapping violent. Le 5 septembre, 1977, son conducteur a été forcé de freiner quand un chariot de bébé est soudainement apparu dans la rue devant eux. Le véhicule d'escorte de police derrière eux ne pouvait pas s'arrêter à temps, et brisé dans la voiture de Schleyer. Cinq assaillants masqués ont immédiatement tué les trois policiers et le conducteur et ont pris l'otage de Schleyer.

Une lettre est alors arrivée au gouvernement fédéral, exigeant le dégagement d'onze détenus, y compris ceux de Stammheim. Un comité de crise a été formé à Bonn sous le fil du chancelier Helmut Schmidt, qui, au lieu d'accéder, a résolu pour utiliser retarder la tactique pour donner à la police l'heure de figurer dehors l'endroit de Schleyer. En même temps, une interdiction totale de communication a été imposée aux détenus de prison, qui ont été seulement permis des visites des fonctionnaires de gouvernement et de l'aumônier de prison.

La crise d'état a traîné pour plus qu'un mois, alors que le Bundeskriminalamt effectuait son plus grand manhunt jusqu'ici. Les sujets ont escaladé quand, le 13 octobre, 1977, la main gauche 181 de vol de Lufthansa de Palma De Mallorca vers Francfort a été détourné (Landshut détournant). Un groupe de quatre Arabes a pris la commande de l'avion (appelé Landshut). Le chef s'est présenté aux passagers en tant que « capitaine Mahmud » qui plus tard serait identifié comme Zohair Youssef Akache. Quand l'avion a débarqué à Rome pour le réapprovisionnement en combustible, il a publié les mêmes demandes que les kidnappeurs de Schleyer, plus le dégagement de deux Palestiniens tenus en Turquie et paiement des USD $15 millions.

Le peloton de crise de Bonn a encore décidé de ne pas donner le po. L'avion a volé dessus par l'intermédiaire de Larnaca à Dubaï, et puis à Aden, où capitaine Jürgen Schumann de vol, lequel les pirates de l'air ont considéré pas entièrement coopératifs, a été apporté avant que « un tribunal révolutionnaire » improvisé et le 16 octobre assassiné. L'avion a encore décollé, au vol par les co-pilotes restants Jürgen Vietor, cette fois dirigée pour Mogadiscio, Somalie.

Une opération à haut risque de délivrance a été menée par Hans-Jürgen Wischnewski, puis stateminister dans la fédéral-chancellerie, qui avait été secrètement volée dedans de Bonn. À minuit cinq passé (CET) le 18 octobre, l'avion a été donné l'assaut à dans un assaut de sept-minute par le GSG 9, une unité d'élite de la police fédérale allemande. Chacun des quatre pirates de l'air était projectile ; trois d'entre eux sont morts sur place. Non un passager a été sérieusement blessé et Wischnewski pouvait en mesure au téléphone Schmidt et indique au peloton de crise de Bonn que l'opération avait été un succès.

Une demi-heure plus tard, émission par radio allemande les nouvelles de la délivrance, laquelle les détenus de Stannheim ont écouté sur leurs radios. Au cours de la nuit, Baader a été trouvé mort avec une blessure de coup de fusil dans le dos de sa tête et Ensslin accroché en sa cellule ; Raspe est mort dans l'hôpital le jour suivant. Irmgard Möller, qui a été blessé, a survécu et a été libéré de la prison en 1994.

L'enquête officielle a conclu que c'était un suicide collectif, mais encore les théories de conspiration ont abondé. Il n'est pas clair, par exemple, comment Baader est parvenu à obtenir un pistolet dans l'aile de prison de haut-sécurité particulièrement construite pour les membres de la première génération RAF. En outre, il aurait été impossible sinon difficile pour que Möller elle-même inflige les quatre blessures de coup trouvées près de son coeur. Cependant, les investigations indépendantes ont prouvé que les avocats des détenus pouvaient faire de la contrebande dans les armes et l'équipement malgré la sécurité élevée.

Le jour suivant, le 19 octobre, 1977, les kidnappeurs de Schleyer a annoncé qu'il « avait été exécuté ».

Les événements pendant l'automne de 1977, probablement la plus grande épreuve de force criminelle et politique que l'Allemagne a éprouvée depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, désigné fréquemment sous le nom de Der Deutsche Herbst (« automne allemand »). Une mini-série 1997 en deux parties de télévision par Heinrich Todesspiel appelé Breloer (« jeu de la mort ») fait un bon exposé des événements, dans la mesure où elles peuvent être reconstruites aujourd'hui.


Le RAF dans les années 80 et les années 90

L'effondrement de l'Union Soviétique était un coup sérieux aux groupes de gauche, mais bien dans les années 90 les attaques étaient encore commises sous le nom du « RAF ». Parmi ces derniers étaient le massacre de l'industriel Ernst Zimmermann ; un autre bombardement à la base aérienne Rhein-Principale de l'Armée de l'Air des USA (près de Francfort), qui a visé le commandant bas et a tué trois spectateurs ; la mort dans une voiture piégée de Siemens Karl-Heinz exécutif Beckurts ; et le tir de Gerold von Braunmühl, un principal fonctionnaire au ministère étranger de l'Allemagne.

Il y avait plusieurs autres attaques que le gouvernement a blâmées sur le RAF ; en dépit de ces accusations, sa responsabilité de ces attaques n'a été jamais prouvée. Le 30 novembre, 1989, Deutsche Bank Alfred en chef Herrhausen a été tué avec une bombe fortement complexe quand sa voiture a déclenché un photodétecteur, dans mauvais Homburg. Le 1er avril, 1991, Detlev Karsten Rohwedder, chef de l'organisation de Treuhand de gouvernement responsable de la privatisation de l'économie est d'état allemand, a été tiré complètement.

Après réunification allemande en 1990, on l'a découvert que le RAF avait reçu l'appui financier et logistique du Stasi, de la sécurité et de l'organisation d'intelligence de l'Allemagne de l'Est, qui avait donné à plusieurs des membres abri et nouvelles identités, bien que ceci déjà ait été généralement suspecté alors.

Dans 1992 le gouvernement d'Allemand a évalué que le champ principal du RAF de l'enclenchement étaient maintenant des missions de dégagement d'anciens RAF-membres. Pour affaiblir l'organisation promouvoir le gouvernement a déclaré que quelques RAF-détenus seraient libérés si le RAF s'abstenait aux attaques violentes à l'avenir. Ci-après le RAF a annoncé leurs intentions « de rapporter l'escalade » et d'arrêter leurs attaques sur des personnes.

La dernière mesure prise par le RAF a eu lieu en 1993 avec un bombardement d'une prison nouvellement construite dans Weiterstadt subdueing les dirigeants en service et en plantant des explosifs après. Bien que personne n'ait été sérieusement blessé cette action causée des dégats matériels comportant 123 millions de Deutsche Mark (plus de 50 millions d'euro).

La dernière grande action contre le RAF a eu lieu le 27 juin, 1993. Un agent de Verfassungsschutz (service secret interne) a appelé Klaus que Steinmetz avait infiltré le RAF. En conséquence Birgit Hogefeld et grammes de Wolfgang devaient être arrêtés dans mauvais Kleinen. Les grammes et le policier Michael Newrzella sont morts pendant la mission. Tandis qu'on le concluait au commencement officiellement que les grammes ont commis le suicide, d'autres réclament sa mort étaient dans la vengeance pour Newrzella. On l'a par la suite indiqué que les autorités allemandes avaient essayé de couvrir la vraie histoire vers le haut, et quand ceci a émergé il a coûté à beaucoup de fonctionnaires allemands leurs travaux.

Le 20 avril, 1998 une lettre tapée à la machine parpage en allemand a été envoyée par fax à l'agence de nouvelles de Reuters, « RAF » signé avec le rouge machine-gun tiennent le premier rôle, déclarant le groupe dissous :

Le « Vor jeûnent 28 Jahren, AM 14. Mai 1970, entstand dans la matrice RAF de Befreiungsaktion d'einer. Heute beenden des dieses Projekt de wir. Mourir Stadtguerilla dans la nonne Geschichte d'ist du der RAF de forme. »
(Il y a « presque 28 ans, le 14 mai 1970, le RAF a surgi dans une campagne de la libération. Aujourd'hui nous finissons ce projet. Le guérillero urbain dans la forme du RAF est maintenant histoire. »)

Le jeu de Van Badham's de dramaturge d'Australian/UK « les mains que noires/complètement section » fournit a fictionalised le compte des actions et des vies des membres principaux du RAF. Il a gagné la récompense du ministre du Queensland pour la littérature en 2005.
[éditer]

Origines du nom

Le nom a été inspiré par cela de l'armée rouge japonaise, un groupe paramilitaire de gauche japonais. La traduction habituelle en anglais est la faction rouge d'armée bien que l'original soit réellement une fraction, un vieux mot pour une unité sous la discipline de parti communiste. Le mot est rarement employé dans aujourd'hui anglais excepté dans des mathématiques, tandis que le mot Fraktion est encore employé en allemand, pour signifier n'importe quel sous-groupe parlementaire - les dictionnaires traduisent normalement cette signification comme faction. Fraktion a été jeté dedans pour illustrer les organismes de gauche de raccordement sentis avec une grande, internationale lutte marxiste.


Liste d'assauts attribués au RAF
Date Endroit Action Remarques
11 mai 1972 Francfort sur Main Bombardement des casernes des USA 1 morts, 13 enroulés
12 mai 1972 Augsbourg et München Bombardement d'un commissariat de police à Augsbourg et de l'agence criminelle d'investigations d'état bavarois dans München 5 police-dirigeants ont blessé. Réclamé par le commando de Tommy Weissbecker.
16 mai 1972 Karlsruhe Bombardement de la voiture du juge fédéral Buddenberg Son épouse conduisait la voiture et a été blessée. Réclamé par le commando de Manfred Grashof.
19 mai 1972 Hambourg Bombardement de l'Axel Springer Verlag 17 ont blessé. Ilse Stachowiak a été impliqué dans le bombardement.
24 mai 1972 Heidelberg Bombardement en dehors de de l'intelligence militaire (G-2), sièges sociaux, l'armée américain En Europe (QG USAREUR) aux casernes de Campbell 3 morts (Ronald Woodward, picotin et capitaine Clyde Bonner de Charles), 5 ont blessé. Réclamé par le commando du 15 juillet (en l'honneur de Petra Schelm). Exécuté par Irmgard Moeller.
24 avril 1975 Stockholm Métier 1975 de l'ambassade ouest-allemande, meurtre d'Andreas von Mirbach et Dr. Heinz Hillegaart 4 morts, dont 2 étaient des membres de RAF
7 avril 1977 Karlsruhe Assassinat du Siegfried prosecuter-général fédéral Buback Un conducteur et un passager différent ont été également tués. Réclamé par le commando d'Ulrike Meinhof.
30 juillet 1977 Oberursel (Taunus) Le directeur de la banque de Dresdner, Jürgen Ponto, est tiré dans sa maison pendant un kidnapping essayé.
1977 Resp de Palma De Mallorca. Mogadiscio, Somalie Landshut (détournement), avion de Lufthansa qui a été détourné en tant qu'élément des événements en automne allemand de 1977. 3 pirates de l'air tués, hjijacking ont été finis par les commandos allemands de GSG 9 dans une opération appelée Operation Feuerzauber
5 septembre 1977

18 octobre 1977
Resp de Köln.

Mulhouse
Kidnapping du Président de l'organisation patronale allemande Hanns-Martin Schleyer, qui plus tard est tirée 3 police-dirigeants et le conducteur sont tués pendant le kidnapping
25 juin, 1979 Mons, Belgique Alexandre Haig, commandant allié suprême de l'OTAN échappe à une tentative d'assassinat
8 août, 1985 Base aérienne Rhein-Principale (près de Francfort) Un minibus de Volkswagen a éclaté dans le sort de stationnement à travers du bâtiment du commandant bas. Deux personnes sont tuées : La première classe Frank Scarton et Becky Bristol d'aviateur, un employé civil des États-Unis qui était également le conjoint d'une Armée de l'Air des États-Unis a enrôlé l'homme. Un monument de granit marque la tache où ils sont morts. Vingt personnes sont blessées. L'armée Spec. Edouard Pimental a été enlevée et a tué la nuit déja pour sa carte militaire d'identification qui a été employée pour accéder à la base. Le terroriste français on suspecte que l'action Directe d'organisation pour avoir colaborated avec le RAF sur cette attaque.
9 juillet 1986 Straßlach (près de München) Tir du Siemens-directeur Karl Heinz Beckurts et conducteur Eckhard Groppler
30 novembre 1989 Mauvais Homburg V.D. Höhe Bombardement de banquier Alfred Herrhausen Cas non résolu
1er avril 1991 Düsseldorf Tir de Detlev Karsten Rohwedder, chef du Treuhandanstalt, dans sa maison à Düsseldorf Cas non résolu
27 mars 1993 Weiterstadt Attaques avec des explosifs au chantier de construction d'une nouvelle prison Cas non résolu. Aucuns accidents. Dommages 123 millions de DM (plus de 50 millions d'euro)


Membres de la faction rouge d'armée

Article principal : Membres de troupe de Baader-Meinhof

Betweens les années '60 et les années '80 presque 100 organismes jointifs par Allemands de terroriste dans le combat contre le capitalisme et elles a eu des centaines de défenseurs et sympathisants. Des organismes de terroriste comme J2M et Le SPK ont été très étroitement liés à la troupe de Baader-Meinhof et en effet plusieurs de leurs membres se sont mélangés et parfois ces organismes de terroriste étaient synonymes les uns avec les autres (par exemple. Le métier 1975 de l'ambassade ouest-allemande). La troupe de Baader-Meinhof s'est développée plus grande et plus grande pendant que son influence devenait plus grande, ayant pour résultat les deuxièmes et troisième « générations » de la troupe.

Les membres principaux incluent :

* Andreas Baader
* Gudrun Ensslin
* Ulrike Meinhof
* Holger Meins
* Janv. Karl Raspe
* Horst Mahler
* Irmgard Moeller

Pour une pleine liste de membres voir : Membres de troupe de Baader-Meinhof


Voir également

* Horst Mahler, un des membres fondateurs du RAF, un avocat qui plus tard s'est tourné vers le Néo--Nazisme
* Le Reich de framboise, un film par Bruce LaBruce (anglais)



Liens externes

* Rafinfo.de (allemand)
* Baader-Meinhof.com (anglais)
* La troupe de Baader Meinhof (anglaise)
* Histoire du RAF - détaillé, compte sympathique (anglais)
* Entrevue avec le créateur de Baader-Meinhof.com
* Traduction en anglais « accumuler armée rouge » du manifeste 1970 de la faction rouge d'armée.
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# Posté le jeudi 31 août 2006 16:09