petite histoire de la pologne

petite histoire de la pologne
Histoire de la Pologne
Fondée au Xe siècle sur le territoire des Polanes, la Pologne devient au Moyen Âge une puissance incontournable en Europe centrale.

Poste avancé de l'Occident chrétien face aux mondes orthodoxe (russe, biélorusse, ukrainien), païen (balte), et musulman (turco-mongol), elle est aussi confrontée au Drang nach Osten (poussée germanique vers l'est), qu'il vienne du Saint Empire ou des Chevaliers teutoniques. La dureté des croisades baltes amèna les Lituaniens à s'allier aux Polonais en 1385 face à cette menace germanique. Située au carrefour de plusieurs mondes, et dépourvue de frontières naturelles, la Pologne est extrêmement exposée aux invasions.
L'apogéeUnifiée par Casimir III le Grand, dernier roi de la dynastie des Piast, elle atteint son apogée aux XVe et XVIe siècles, sous la dynastie lituanienne des Jagellons, avec Ladislas II. La Rzeczpospolita Obojga Narodów - la République des Deux Nations - (l'Union de Lublin - 1569), résultant de l'union du Royaume de Pologne et du Grand-Duché de Lituanie, couvre alors un territoire qui « allait de la Baltique à la mer Noire » et jusqu'aux portes de Moscou. Casimir IV réunit même brièvement les couronnes de Bohème (1471) et de Hongrie (1490). La Rzeczpospolita Obojga Narodów était une fédération dirigé par le roi de Pologne.

En 1683, le roi de Pologne Jean III Sobieski, arrête la dernière grande offensive terrestre turque contre la Chrétienté sous les murs de Vienne. En dépit de cet exploit qui sauve l'Europe, la « Rzeczpospolita » est peu à peu victime d'un long déclin, du fait de son système politique paralysant qui donne le droit de veto à chaque membre de la Diète, et des nombreuses invasions (suédoises, russes, turques, prussiennes).

La fin de l'indépendance

La Pologne perd son indépendance à la fin du XVIIIe siècle au cours de la partition de la Pologne,malgré la Constitution du 3 mai 1791, et l'insurrection de Tadeusz Kościuszko, en 1794.

Les légions de Polonais en exil formées en Italie par Henryk Dąbrowski et Bonaparte, d'abord traitées avec désinvolture par le Directoire et le Consulat, finissent par constituer une élite au sein des troupes du Premier Empire. Napoléon ressuscite un État polonais : c'est le petit et éphémère Grand Duché de Varsovie (1807 à 1813) qui ne survit pas à la chute de l'Aigle, mais où persiste le Code Napoléon jusqu'en 1940.

Tout au long du XIXe siècle, la Pologne vit écartelée, partagée entre la Russie, la Prusse (puis l'Allemagne), et l'Autriche, malgré deux insurrections importantes, en 1830 et 1863 (voir Insurrection polonaise de 1861/1864). Elle ne recouvre son indépendance qu'en novembre 1918 sous l'impulsion de Józef Piłsudski.
Le territoire de la Pologne de 1921 à 1939
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Le territoire de la Pologne de 1921 à 1939

En septembre 1939, l'invasion allemande du 1er septembre déclenche la Seconde Guerre mondiale. La Pologne est à nouveau partagée entre l'Allemagne nazie et son alliée de circonstance, l'Union soviétique (l'invasion soviétique du 17 août 1939). Auschwitz, Katyń et la Kołyma seront les plus noirs symboles des persécutions nazies et soviétiques. Le pays perd 20% de sa population, victime des purges, massacres et déportations perpétrés par les deux occupants. Les Juifs assassinés par les nazis constituent cependant la moitié des pertes polonaises. Tout cela n'empêche pas les soldats polonais en exil d'apporter leur pierre à la victoire des Alliés, notamment pendant la bataille d'Angleterre, et la campagne d'Italie.

La période communiste

Officiellement classée parmi les vainqueurs, la Pologne ne fait en réalité que changer d'oppresseur, avec la bénédiction de l'Occident. Les Soviétiques conservent la partie orientale du pays, annexée en 1939, et le territoire polonais « glisse » vers l'ouest, en absorbant le sud de la Prusse orientale, la Poméranie et la Silésie, allemandes depuis plusieurs siècles. Le pays devient une « république populaire » inféodée à Moscou, et membre du Pacte de Varsovie. Il en sera néanmoins un membre atypique, avec un clergé puissant, le maintien de la petite propriété rurale, et une relative liberté d'expression, notamment dans le cinéma.

La période communiste est jalonnée de révoltes ouvrières dont la plus importante, menée en 1980 par Lech Wałęsa et le syndicat non communiste Solidarność, ébranle le bloc soviétique, tout comme l'élection de l'évêque de Cracovie Karol Wojtyła au trône papal en 1978. Le général Wojciech Jaruzelski assure l'ultime reprise en main communiste en proclamant l'état de guerre en 1981.

En 1989, la Pologne sera premier pays du Pacte de Varsovie à se retirer du traité et à former un gouvernement non communiste. Elle adhère, en 1999, à l'OTAN, et en 2003, les USA lui attribuent le commandement d'une zone d'occupation en Irak. Elle intègre l'Union européenne le 1er mai 2004. À la fin de la même année, le gouvernement polonais par son implication et son soutien apporté à Viktor Iouchtchenko, redonne de l'éclat à la diplomatie polonaise dans les ex-pays de l'est.

Thèmes

La Rzeczpospolita
Histoire de la Pologne

* Royaume des premiers Piasts
* Démembrement territorial
* Royaume des derniers Piasts
* Royaume des Jagellons
* République des Deux Nations
* Partitions de la Pologne
o Royaume de Galicia
o Duché de Varsovie
o Royaume du Congrès
o Ville libre de Cracovie
o Grand-Duché de Poznań
o Regency Kingdom
* Seconde République de Pologne
* État secret de Pologne
* République populaire de Pologne
* Troisième République de Pologne


Le terme « Rzeczpospolita » peut prêter à confusion. En effet si le mot signifie « la république » - traduction littérale du latin (res publica) vers le polonais - le royaume polonais n'était pas une république au sens d'hier, mais une « république nobiliaire » (théoriquement tous les nobles étaient égaux). La noblesse était un état complexe et nombreux - environ 25 % de la population totale.

Selon la chronologie établie dans le XXe siècle, on distingue trois « républiques » dans l'histoire de la Pologne :

* Ire Rzeczpospolita - période de la « démocratie nobiliaire » (1454 - 1795)
* IIe Rzeczpospolita - (1918 - 1939)
* IIIe Rzeczpospolita - à partir de 1989

L'époque de la Pologne sous domination politique de l'URSS (1944 - 1989) est appelée la PRL - République Populaire de Pologne, bien que l'adjectif « populaire » n'ait été ajouté qu'en 1952.

L'Union de Lublin constitue un organisme politique où le terme « Rzeczpospolita » associé à « Obojga Narodów' » souligne l'égalité des Deux Nations, Nation voulant dire nobles les deux faisant allusion aux nations polonaise et lituanienne.

L'effondrement du régime communiste

L'effondrement du bloc communiste en Pologne commence en 1989 avec la Table Ronde du printemps.

En juin, le syndicat Solidarność sort vainqueur des élections législatives, le POUP n'obtenant qu'une majorité relative, la décision historique est entre les mains de deux petits partis minoritaires — le parti paysan (ZSL) et la parti démocrate (SD) — qui jusque là avaient servi de faire valoir aux ordres du pouvoir.

Le 16 août, ils décident de se rapprocher de Solidarność pour former une coalition. Le général Czesław Kiszczak, premier ministre délégué par le POUP, ancien ministre de l'Intérieur et membre du bureau politique du PC polonais est mis en minorité.

Le 19 août Tadeusz Mazowiecki, un des proches conseillers de Lech Walesa, est désigné au poste de premier ministre.

Le 21 août, suite à un long entretien téléphonique entre Gorbatchev et Rakowski, le chef du parti communiste polonais, le POUP prend un certain nombre de décisions historiques : participation des communistes au gouvernement du permier ministre catholique Tadeusz Mazowiecki et investiture du gouvernement avec l'apport des 150 voix des parlementaires communistes.

Le 24 août Tadeusz Mazowiecki est investi à une écrasante majorité, seuls 4 communistes votent contre et 41 autres s'abstiennent. Le nouveau chef du gouvernement est félicité par Gorbatchev. Le général Jaruzelski reste chef de l'État. Le général Czesław Kiszczak déclare : « Cette évolution était prévisible, mais je pensais qu'elle prendrait plusieurs années... Tadeusz est une personnalité remarquable, sage, forte, nous le soutiendrons. »

Prudent, Mazowiecki accepte de laisser aux communistes deux ministères-clés : l'Intérieur et la Défense. Lech Walesa déclare que « Gorbatchev est un homme admirable » et que Solidarność ne souhaite pas « renverser » l'ordre établi, ce à quoi le Kremlin répond que « cela ne serait pas dans l'intérêt de la stabilité en Europe ». Mazowiecki, de son côté, déclare : « Nous comprenons l'importance du Pacte de Varsovie, et nous le respecterons ». Cependant, une des premières décisions prises par la Diète polonaise est de condamner le Pacte germano-soviétique.

Avec ce nouveau gouvernement, la Pologne renoue avec la situation de 1945 lorsque les communistes avaient accepté de participer à un gouvernement démocratique en se réservant les mêmes ministères de l'Intérieur et de la Défense, qu'ils utilisèrent pour s'emparer de la totalité du pouvoir et établir leur dictature.

Voir aussi

Liens internes

* Liste des souverains de Pologne
* Liste des ducs de Grande Pologne

Liens externes

* Lituanie - Pologne : mariage réussi ou union manquée par Suzanne Champonnois, enseignante d'histoire à l'Institut national des langues et civilisations orientales.
* Histoire de la Pologne par Alexandra Viatteau, écrivain, conférencière à l'université de Marne-la-Vallée.
* Staline assassine la Pologne. 1939 - 1947 par Alexandra Viatteau.
* La Pologne dans l'UE par Henryk Woźniakowski, président des éditions Znak.
* La crise polonaise (1980-1989) Cliotexte.

Bibliographie

* Michał Tymowski (traduit du polonais par Jean-Yves Erhel), Une histoire de la Pologne, 2003, La librairie Polonaise, Les éditions noir sur blanc.
* Daniel Beauvois, La Pologne : histoire, société, culture, 2004, Editions de La Martinière
* Daniel Beauvois, Histoire de la Pologne, 1995, Hatier
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# Posté le mardi 29 août 2006 16:08

une petite histoire du portugal

une petite histoire du portugal
Histoire du Portugal (1974-1986)
Une expérience du Portugal avec la démocratie avant la révolution d'oeillet de 1974 n'avait pas été particulièrement réussie. Sa première République a duré seulement seize ans, de 1910 à 1926. Sous la république, les établissements parlementaires ont travaillé mal et ont été bientôt critiqués. La corruption et la gestion mauvaise économique étaient répandues. Quand un coup d'état militaire a fini la république en 1926, peu ont déploré son dépassement.
Fond : l'ère de Salazar-Caetano

La république a été remplacée par une dictature militaire qui a promis l'ordre, l'autorité, et la discipline. Les parties politiques supprimées par régime militaire, ont pris des mesures contre les petits mais vocaux groupes marxistes, et ont éliminé les établissements républicains. En 1928 il a invité l'université de professeur António de Oliveira Salazar de Coimbra pour servir de ministre des finances. En 1932 il est devenu premier ministre. Cette année a marqué le commencement de son régime, le nouvel état (Estado Novo (Portugal)).

Sous Salazar (1932-68), le Portugal est devenu, au moins formellement, un état corporatif. La nouvelle constitution de 1933 a incarné la théorie corporatiste, sous laquelle le gouvernement devait être constitué des entités économiques organisées selon leur fonction, plutôt que par la représentation individuelle. Les employeurs devaient constituer un groupe, travaillent des autres, et eux et d'autres groupes devaient s'occuper entre eux par leurs organismes représentatifs.

Dans la réalité, cependant, Salazar dirige une dictature autocratique avec l'aide de l'police secrète efficace. La censure stricte a été présentée, politiquement les suspects ont été surveillés, et les adversaires du régime ont été emprisonnés, envoyés dans l'exil, et de temps en temps tués.

Le Portugal a dérivé et a pataugé sous ce régime répressif pendant plusieurs décennies. Les conditions économiques se sont améliorées légèrement dans les années 50, quand Salazar a institué la première de deux plans économiques de cinq ans. Ces plans ont stimulé de la croissance, et les normes de vie ont commencé à monter.

Les années 60, cependant, étaient des années de crise pour le Portugal. Les mouvements de guérillero ont émergé dans les colonies africaines portugaises de l'Angola, de la Mozambique, et de la Guinée-Bissau (autrefois Guinée portugaise) qui ont visé à libérer ces territoires « du dernier empire colonial. » Le combat de trois mouvements de guérillero pour plus qu'une décennie s'est avéré s'écouler énormément pour un petit, pauvre pays en termes de ressources de travail et financières. En même temps, les changements sociaux provoqués par urbanisation, émigration, la croissance de la classe ouvrière, et l'apparition d'une bourgeoisie considérable ont fait nouvelles pressions sur le système politique de libéraliser. Au lieu de cela, la répression accrue par Salazar, et le régime sont devenus bien plus rigides et ossifiés.

Quand Salazar a été frappé d'incapacité dans un accident en 1968, le Conseil de l'état, un organisme consultatif à niveau élevé créé par la constitution de 1933, a choisi Marcello Caetano (1968-74) pour le réussir. Caetano, bien qu'un protégé de Salazar, essayé pour moderniser et libéraliser le vieux système de Salazar. Il a été opposé, cependant, par un groupe largement désigné sous le nom « de la soute, » le vieux Salazaristas. Ceux-ci ont inclus le président du pays, amiral Américo Tomás, les dirigeants aînés des forces armées, et les chefs de certains des plus grands groupes financiers du pays. La soute était assez puissante que n'importe quel changement fondamental aurait certainement mené au renversement immédiat de Caetano.

Pendant que la réforme promise par Caetano mais tombait dans l'indécision, le sens a commencé à se développer parmi tous les groupes--les forces armées, l'opposition, et libéraux dans le régime--que seulement une révolution pourrait produire les changements le ce Portugal douloureusement a eu besoin. Le contribution à ce sentiment étaient un certain nombre de tensions croissantes sur la scène politique et sociale.

Le drain économique continu provoqué par les campagnes militaires en Afrique a été aggravé par la première grande huile « choc » de 1973. Politiquement, le désir pour la démocratie, ou au moins une plus grande ouverture du système politique, augmentait. Les tensions sociales ont monté, aussi bien, en raison du pas lent du changement et de l'absence des occasions pour l'avancement.

L'ingrédient décisif dans ces tensions était la dissension chez les militaires elle-même, désirent ardemment un rempart du régime. De plus jeunes diplômés d'académie militaire étaient offensés par un programme présenté par Caetano par lequel des diplômés d'université qui ont accompli un bref programme de formation aient pu être commissionnés au même rang que l'académie reçoit un diplôme. Caetano avait commencé le programme parce qu'il devenait de plus en plus difficile de recruter de nouveaux dirigeants pendant que les accidents des guerres africaines montaient.


Spínola et révolution

Un événement catalytique principal dans le processus vers la révolution était la publication 1973 le livre du Général António de Spínola's, au Portugal et le futur, qui ont critiqué la conduite de la guerre et ont offert un programme loin-s'étendant pour le rétablissement du Portugal. Le travail du général a envoyé des ondes chocs par l'établissement politique à Lisbonne. Comme le premier défi principal et public au régime par une figure du haut rang de dans le système, l'expérience de Spínola des campagnes africaines a donné son poids supplémentaire par avis. Le livre a été largement vu--une évaluation correcte comme elle s'est avérée--comme salve d'ouverture dans la campagne ambitieuse de Spínola à devenir président.

Le 25 avril 1974, un groupe de plus jeunes dirigeants appartenant à une organisation souterraine, le mouvement armé de forces (armadas de Forças de das de Movimento--MFA), a renversé le régime de Caetano, et Spínola a émergé comme au moins tête titulaire du nouveau gouvernement. Le coup a réussi en heures avec pratiquement aucun carnage. Caetano et d'autres fonctionnaires du haut rang du vieux régime ont été arrêtés et exilés, beaucoup au Brésil. La commande saisie militaire de toutes les installations importantes.

Spínola a considéré l'action des militaires pendant qu'un coup d'état militaire simple visait à réorganiser la structure politique avec se comme tête, un renovação (rénovation) dans ses mots. Dans des jours, cependant, il est apparu clairement que le coup avait libéré de longs anéantissements refoulés quand des milliers, et puis des dizaines de milliers du portugais versé dans les rues célébrant la chute du régime et exigeant davantage de changement. L'appareil coercitif de la dictature--police secrète, garde républicaine, partie officielle, censure--a été accablé et supprimé. Les ouvriers ont commencé à succéder des magasins des propriétaires, les paysans ont saisi les terres privées, les employés de bas niveau ont succédé des hôpitaux des médecins et des administrateurs, et des bureaux de gouvernement ont été occupés par les ouvriers qui ont renvoyé la vieille gestion et ont exigé un nettoyage complet.

Très dès l'abord, les démonstrations ont commencé à être manoeuvrées par les éléments politiques organisés, principalement le PCP et d'autres groupes plus lointains vers la gauche. Les chefs de travail et ruraux de radical ont émergé du souterrain où ils avaient opéré pendant beaucoup d'années. Soares, le chef du parti socialiste du Portugal (Partido Socialista--Picoseconde) et Álvaro Cunhal, tête du parti communiste portugais (Partido Comunista Português--PCP) retourné de l'exil au Portugal dans des jours de révolte et des bienvenues des héros reçus.

Qui a régné réellement le Portugal pendant cette période révolutionnaire n'était pas toujours clair, et les divers corps ont lutté pour la dominance. Spínola est allé bien au premier président d'intérim du nouveau régime en mai 1974, et il a choisi le premier de six gouvernements temporaires qui étaient de régir le pays jusqu'à deux ans après quand le premier gouvernement constitutionnel a été formé. Dirigé par un premier ministre, le da civil modéré Palma Carlos d'Adelino, le gouvernement a compris le parti démocratique populaire modéré (Partido Democrata populaire--PPD), la picoseconde, le PCP, cinq indépendants, et dirigeants d'un militaires.

Sous cette structure formelle, plusieurs autres groupes ont utilisé la puissance considérable. En les premières semaines de la révolution, un groupe principal était la junte du salut national, composée entièrement de dirigeants militaires du haut rang et politiquement modérés. Travailler à côté de lui était un comité de coordination de sept membres composé des dirigeants juniors politiquement radicaux qui avaient contrôlé le coup. Vers la fin du mai 1974, ces deux corps ont collaboré avec d'autres membres au Conseil d'état, le corps régissant le plus élevé de la nation.

Graduellement, cependant, le MFA a émergé en tant que seul groupe le plus puissant au Portugal en tant que lui a outrepassé Spínola dans plusieurs décisions principales. Les membres du MFA ont formé les opérations continentales commandent (Comando Operacional font Continente--COPCON) composé de 5.000 troupes d'élite avec (plus défunt général de brigade General) Otelo Saraiva de Carvalho principal en tant que son commandant. Connu universellement par son prénom peu commun Otelo, Carvalho avait dirigé le coup du 25 avril. Puisque la police régulière s'est retirée du secteur public pendant la période de l'agitation révolutionnaire et les militaires ont été légèrement divisés, COPCON est devenu la force la plus importante pour l'ordre dans le pays et était fermement sous la commande des dirigeants de gauche radicaux.

Spínola a formé un deuxième gouvernement temporaire dans le mi-Juillet avec le colonel d'armée (plus tard général) Vasco Gonçalves en tant que le premier ministre et huit dirigeants militaires avec des membres de la picoseconde, du PCP, et du PPD. Spínola a choisi Gonçalves parce qu'il était un modéré, mais il devait se déplacer de plus en plus vers la gauche pendant qu'il dirige quatre gouvernements temporaires entre les juillet 1974 et septembre 1975. Encore de la position de Spínola affaibli quand il a été obligé de consentir à l'indépendance des colonies africaines du Portugal, plutôt que de réaliser la solution fédérale il avait décrit en son livre. Par Guinée-Bissau l'indépendance gagnée les entretiens en début septembre, et étaient en cours sur la libération des autres colonies. Spínola a essayé de saisir le plein pouvoir en septembre mais a été bloqué par COPCON et démissionné du bureau. Son remplacement était le Général modéré Francisco de Costa Gomes. Gonçalves a formé un troisième gouvernement temporaire avec l'adhésion lourde de MFA, neuf dirigeants militaires en tout, et membres de la picoseconde, du PCP, et du PPD.

Par année suivante, la politique portugaise s'est déplacée de façon constante à gauche. Le PCP était fortement réussi en plaçant ses membres dans beaucoup de bureaux politiques et administratifs nationaux et locaux, et il consolidait sa prise sur les syndicats du pays. Le MFA a relevé jamais davantage de la commande de son aile radicale, et certains de ses membres ont relevé de l'influence du PCP. En outre, de plus petits, plus radicaux groupes de gauche se sont joints au PCP dans les démonstrations énormes d'échafaudage qui ont provoqué l'adoption croissante des politiques de gauche, y compris des nationalisations des entreprises privées anonymes.

Un coup essayé par Spínola dans le mars 1975 tôt a échoué, et il s'est sauvé le pays. En réponse à cette attaque à partir des bons, radicaux éléments des militaires a supprimé la junte du salut national et a formé le Conseil de la révolution comme corps régissant le plus puissant du pays. Le conseil a été rendu responsable à un parlement militaire radical de 240 membres, l'Assemblée des forces armées. Un quatrième gouvernement temporaire a été formé, plus radical que son prédécesseur, et a été dirigé par Gonçalves, avec huit dirigeants et membres militaires de la picoseconde, du PCP, du PPD, et du mouvement démocratique portugais (Movimento Democrático Português--MDP), une partie près du PCP.

Le nouveau gouvernement a commencé une vague des nationalisations des banques et des grandes entreprises. Puisque les banques tenaient souvent des compagnies, le gouvernement est venu après un moment aux journaux de propre presque tout pays, aux compagnies d'assurance, aux hôtels, aux compagnies de construction et à beaucoup d'autres genres d'entreprises, de sorte que sa part du produit national brut du pays se soit élevée à 70%.


La transition à la règle civile

Des élections ont été tenues le 25 avril, 1975, pour que l'Assemblée constitutive rédige une constitution. La picoseconde a gagné presque 38% la voix, alors que le PPD prenait 26.4%. Le PCP, qui s'est opposé aux élections parce que sa conduite prévue pour faire mal, gagné moins de 13% de la voix. Une partie de droite démocratique, la partie du centre démocratique social (Partido font Centro Democrático social--Les CD), sont venus dans le quart à de 8%. Malgré le fait que les élections ont eu lieu dans une période de ferment révolutionnaire, plus le Portugais a voté pour des parties de classe moyen investies dans la démocratie pluraliste.

Beaucoup de Portugais ont considéré les élections comme un signe que la démocratie était efficacement établie. En outre, la plupart des membres des militaires ont fait bon accueil au commencement d'une transition à la démocratie civile. Quelques éléments du MFA, cependant, s'étaient opposés aux élections, étant d'accord sur elles seulement après établir un accord avec les parties politiques que les politiques du MFA seraient effectuées indépendamment des résultats d'élection.

Après les élections est venu « l'été chaud » de 1975 où la révolution s'est faite le feutre dans la campagne. Les travailleurs agricoles sans terre dans les sud ont saisi les grandes fermes auxquelles ils ont travaillé. Beaucoup de domaines dans l'Alentejo ont été confisqués - plus de 10.000 kilomètres carrés en tout--et transformé en fermes collectives. Dans le nord, où la plupart des fermes étaient petites et possédées par ceux qui les ont fonctionnées, de telles actions ne se sont pas produites. Les petits fermiers du nord, propriété-propriétaires conservateurs, ont violemment repoussé les tentatives des éléments radicaux et du PCP de collectiviser leur terre. Quelques fermiers ont formé les organismes de droite à la défense du landownership privé, une inversion du premier accueil de la région de la révolution.

D'autres actions révolutionnaires ont été rencontrées l'hostilité, aussi bien. Dans le mi-Juillet, la picoseconde et le PPD se sont retirés du quatrième gouvernement temporaire aux actions antidemocratic de protestation par les forces politiques militaires et de gauche radicales. Le journal República de picoseconde avait été fermé par les ouvriers radicaux, causant un donner l'assaut à de protestation domestiquement et à l'étranger. La picoseconde et d'autres partis démocratiques ont été également confrontés à une menace potentiellement mortelle pour la nouvelle liberté posée par le mépris ouvert du PCP pour la démocratie parlementaire et sa dominance au syndicat principal du Portugal, Intersindical, ou pendant qu'il venait pour être connu en 1977, la confédération générale d'Intersindical Ouvrier-National portugais (DOS Trabalhadores PortuguesesIntersindical Nacional de Confederação Geral--(CGTP-IN).

Les Etats-Unis et beaucoup de pays de l'europe de l'ouest ont exprimé l'alarme considérable à la perspective d'un changement marxiste léniniste en pays de l'OTAN. Le secrétaire d'état des Etats-Unis Henry Kissinger a dit le Chef Soares de picoseconde qu'il serait probablement le « Kerensky [le chef social-démocratique russe dont la règle de courte durée était le prélude à un changement de bolchévique] du Portugal. » Le résultat de ces soucis était un afflux d'aide financière étrangère en le Portugal pour étayer des groupes investis dans la démocratie parlementaire pluraliste.

Avant que « de l'été chaud » de 1975, plusieurs courants pourraient être vus dans le MFA. Un groupe modéré, le groupe de neuf, a publié un manifeste en août qui a préconisé le socialisme non-aligné le long des lignes de la démocratie sociale scandinave. Un autre groupe a édité un manifeste qui a critiqué le groupe de neuf et ceux qui avaient dessinés près du PCP et du premier ministre choisi Gonçalves pour ses liens aux communistes. Ces divergences de vues ont signalé la fin du cinquième gouvernement temporaire, dans la puissance seulement un mois, sous Gonçalves en début septembre. Gonçalves a été plus tard expulsé du Conseil de la révolution pendant que ce corps devenait plus modéré. Le sixième gouvernement temporaire a été formé, dirigé par amiral José Baptista Pinheiro De Azevedo ; il a inclus le chef du groupe de neuf et des membres de la picoseconde, du PPD, et de PCP. Ce gouvernement, qui était de rester dans la puissance jusqu'à à juillet 1976, quand le premier gouvernement constitutionnel a été formé, a été mis en gage pour adhérer aux politiques préconisées par MFA modère.

La stabilité politique de évolution n'a pas reflété le pays dans l'ensemble, qui était sur le bord de l'anarchie. Même la structure de commande des militaires a décomposé. Les parties politiques à la droite du PCP sont devenues plus confiantes et de plus en plus combattues pour l'ordre, de même que beaucoup dans les militaires. L'octroi de l'indépendance vers la Mozambique en septembre 1975, à Timor est en octobre, et vers l'Angola en novembre a signifié que les guerres coloniales ont été finies. L'accomplissement de la paix, le but principal des militaires pendant tous ces mois de bouleversement politique, a été ainsi réalisé, et les militaires pourraient commencer la transition à la règle civile. Les résultats de vote des élections constitutives d'avril 1975 ont légitimé l'appui populaire donné aux parties qui pourraient contrôler et font bon accueil à cette transition.

Un coup essayé par les unités militaires radicales a en novembre 1975 marqué le dernier effort de gauche sérieux de saisir la puissance. Elles ont été bloquées, cependant, le 25 novembre après que DOS Santos Ramalho Eanes de colonel António a déclaré un état d'urgence. Les unités révolutionnaires ont été rapidement entourées et forcées de se rendre, environ 200 gauchistes extrêmes ont été arrêtés, et COPCON a été supprimé. Le charme des buts révolutionnaires s'était fané légèrement, et les gens retournés aux leurs travaux et routines quotidiennes après dix-huit mois d'agitation politique et sociale. Un degré de compromis parmi des visions politiques de concurrence de la façon dont le nouvel état devrait être organisé a été atteint, et la constitution de 1976 a été proclamé le 2 avril 1976. Plusieurs semaines plus tard, le 25 avril, des élections pour le nouveau parlement, l'Assemblée de la République, ont été tenues.

On a pu dire que ces élections sont la fin définitive d'une période de révolution. Les partis démocratiques modérés ont reçu la majeure partie de la voix. Des accomplissements révolutionnaires n'ont pas été jetés, cependant. La constitution a mis en gage le pays pour réaliser le socialisme. En outre, la constitution a déclaré les nationalisations et les saisies étendues de terre de 1975 irréversibles. Les militaires ont soutenu ces engagements par un pacte avec les parties politiques principales qui ont garanti ses juste de gardien au-dessus de la nouvelle démocratie pendant quatre années supplémentaires.


Consolidation de démocratie

Les premières élections pour le nouveau parlement, l'Assemblée de la République, ont été gagnées par la picoseconde. Elle a pris 36.7% de la voix, comparé aux 25.2% pour le PDP, à 16.7% pour les CD, et à 15.2% pour le PCP. Des élections pour la présidence ont été tenues en juin et facilement gagnées par le Général Eanes, qui a apprécié le support des parties à la droite des communistes, de la picoseconde, du PPD, et des CD.

Bien que la picoseconde n'ait pas eu une majorité dans l'Assemblée de la République, Eanes lui a permis de former le premier gouvernement constitutionnel avec Soares en tant que premier ministre. Il a régi à partir du 23 juillet 1976, au 30 janvier 1978. Un deuxième gouvernement, formé d'une coalition avec les CD, a duré à partir de janvier à août de 1978 et a été également mené par Soares. Les gouvernements de picoseconde ont fait face à d'énormes problèmes économiques et sociaux tels que l'inflation d'emballement, le chômage élevé, les salaires en chute, et un énorme afflux des colons portugais d'Afrique. Le manque de fixer l'économie, même après adopter un programme d'austérité douloureux imposé par le Fonds monétaire international, a finalement forcé la picoseconde pour abandonner la puissance. Cependant, la picoseconde pourrait être vue comme après avoir été réussie parce qu'elle a régi le Portugal démocratiquement pendant deux années et a aidé de ce fait à consolider le nouveau système politique. Après que l'effondrement du gouvernement de coalition de PS-CDS en juillet 1978, le Président Eanes ait formé un certain nombre de gouvernements de gardien dans l'espoir qu'ils régneraient jusqu'à ce que les élections parlementaires exigées par la constitution pourraient être tenues en 1980. Il y avait, donc, trois gouvernements de courte durée désignés par le Président Eanes. Ceux-ci ont été menés par le Costa de da d'Alfred Nobre de premier ministre à partir du 28 août, au 21 novembre 1978 ; Carlos Mota Pinto à partir du 21 novembre 1978, au 31 juillet 1979 ; et Maria de Lourdes Pintasilgo (ministre de la première femme du Portugal premier) à partir du 31 juillet 1979, au 3 janvier 1980.

La faiblesse de ces gouvernements et l'échec de la picoseconde et du PPD, maintenant retitré la partie sociale de démocrate (Partido Democráta social--PSD), pour former un gouvernement de coalition a forcé le Président Eanes à réclamer des élections d'intérim à tenir en décembre 1979. Francisco Sá Carneiro, le chef dynamique du PSD et un rival personnel féroce de Soares, a remonté une coalition de son propre PSD avec les CD, la partie populaire de monarchiste (Partido Monárquico populaire--Une page par minute), et une petite partie différente pour former l'alliance démocratique (Aliança Democrática- - ANNONCE). L'ANNONCE a réduit la valeur de ses intentions de mettre à jour la constitution pour renverser les nationalisations et les saisies de terre du milieu des années 70 et a préconisé une politique économique modérée. La coalition a gagné 45.2% de la voix dans les élections, ou 128 sièges, pour une majorité de 3 dans le siège 250. La picoseconde, qui avait également formé une coalition électorale avec plusieurs petits groupes de gauche, souffert seulement des 27.4% rossants et gagnés, une grande baisse a rivalisé avec 1976 résultats. Le PCP, dans la coalition avec une autre partie de gauche, gagnée légèrement.

Sá Carneiro est devenu premier ministre en janvier 1980, et la teneur de la politique parlementaire déplacé vers la droite pendant que le gouvernement essayait de défaire certaines des réformes radicales de la révolution. Les puissances ont conféré sur la présidence par la constitution du Président permis par 1976 Eanes pour bloquer les politiques économiques centristes de l'ANNONCE. Pour cette raison, l'ANNONCE s'est concentrée sur gagner assez de sièges dans les élections de l'octobre 1980 pour atteindre une deux-tiers majorité pour effectuer le changement constitutionnel et sur élire quelqu'un autre qu'Eanes des élections présidentielles du décembre 1980.

Les électeurs portugais ont approuvé le mouvement vers la droite, et dans les élections parlementaires la coalition d'ANNONCE a augmenté le nombre de ses sièges à 134, alors que la picoseconde se tenait doucement à 74 sièges et le PCP perdait 6 sièges pour un total de 41. La victoire De l'ANNONCE n'était pas complète, cependant, parce que le Président Eanes a été facilement réélu en décembre. Contrairement à l'élection de 1976, quand Eanes a été soutenu par la picoseconde et les parties vers sa droite, il a été soutenu en 1980 par la picoseconde, le PCP, et d'autres parties de gauche. Les électeurs ont admiré Eanes pour son intégrité et dévotion évidente à la démocratie. Son élection, cependant, a assuré le changement constitutionnel moins parce que l'ANNONCE n'a pas eu par elle-même la deux-tiers majorité exigée. L'ANNONCE a également souffert une perte sérieuse quand son chef dynamique, Sá Carneiro, mort dans un accident d'avion juste deux jours avant l'élection présidentielle. Son successeur était Franciso Pinto Balsemão, le fondateur et rédacteur du journal d'Expresso.

La coalition d'ANNONCE est demeurée dans la puissance jusqu'au milieu de 1983, formant deux gouvernements avec Balsemão en tant que premier ministre. En combination avec la picoseconde, qui a également désiré les changements fondamentaux du système politique, l'ANNONCE pouvait mettre à jour la constitution. Des amendements ont été passés à ce augmentés la puissance du premier ministre et de l'Assemblée de la République aux dépens du président et des militaires. La constitution révisée a été promulguée en septembre 1982.

Bien que le gouvernement d'ANNONCE ait atteint son objectif principal de modifier la constitution, les problèmes économiques du pays empirés, et la coalition ont graduellement perdu l'appui populaire. Balsemão a également fatigué de skirmishing politique constant requis pour tenir l'ANNONCE ensemble et démissionné en décembre 1982. Incapable de choisir un successeur, l'ANNONCE s'est cassée à part. Les élections parlementaires ont en avril 1983 donné à la picoseconde une victoire renversante qui a augmenté ses sièges parlementaires à 101. Après de longues négociations, la picoseconde s'est jointe au PSD pour former une coalition régissante, le bloc central (central de Bloco), avec Soares en tant que premier ministre.

Le gouvernement central de bloc était fragile de son commencement et a été duré seulement deux ans. Confronté aux problèmes économiques sérieux et empirants, le gouvernement a dû adopter une politique inpopulaire d'austérité. Les difficultés administratives et de personnalité faites des relations dans le gouvernement tendent et ont eu comme conséquence des manoeuvres parlementaires amères. L'éclipse de ces difficultés était l'élection présidentielle prochaine début 1986. Soares a fait clairement son ambition pour réussir Eanes, qui, selon la constitution, n'a pas été permis de chercher une troisième limite consécutive. Une fente dans le PSD au-dessus de son candidat présidentiel a fini le gouvernement de coalition en juin 1985.

Dans la nouvelle assemblée les élections se sont tenues en octobre 1985, la picoseconde, blâmée par le public des problèmes économiques graves du pays, tels qu'une chute de 10% dans les salaires depuis 1983, ont souffert des pertes sérieuses et ont perdu presque la moitié de ses sièges dans l'Assemblée de la République. La coalition électorale Du PCP a perdu six sièges ; le PSD a gagné treize sièges supplémentaires en raison de la nouvelle conduite ; et les CD ont perdu presque un tiers de ses sièges. Le grand gagnant était une partie constituée par des défenseurs du Président Eanes, la partie du parti démocratique de rénovation (Partido Renovador Democrático--PRD), qui, bien que seulement mois, gagnés presque 18% de la voix et sièges forty-five. La victoire de la partie a provenu du respect élevé les électeurs que portugais ont pris pour le Président Eanes.

Aucune partie n'a émergé des élections de l'octobre 1985 avec n'importe quoi même près d'une majorité absolue. Par conséquent, la période 1985-87 était instable politiquement. Le nouveau chef du PSD, économiste Aníbal Cavaco Silva, car le premier ministre dirige un gouvernement de la minorité PSD qui est parvenu à survivre pendant seulement dix-sept mois. Son succès a été attribué en partie pour soutenir du PRD, qui comme jeune partie a souhaité établir elle-même, bien que c'ait été une motion de censure présentée par cette partie au printemps de 1987 cela a par la suite réduit le gouvernement. Cavaco Silva a également tiré bénéfice de la dissension interne d'autres parties.

L'élection présidentielle de 1986 n'a pas rapporté un gagnant dans le premier rond. Le candidat des CD et du PSD, Diogo Freitas font Amaral, gagné 46.3% de la voix comparée à 25.4% pour Mário Soares. Freitas font Amaral, le candidat d'une droite unie, profité du support de la gauche de trois candidats. Dans l'élection d'écoulement de deux-candidat dans la mi-février, Soares a gagné avec 51.3% de la voix, obtenant l'appui de la plupart des électeurs de gauche. Le PCP l'a soutenu en tant que moins de deux maux, quoique Soares ait à plusieurs reprises rappelé les électeurs qui il, peut-être plus que n'importe qui autrement, avaient empêché les communistes de venir pour actionner au milieu des années 70.

Cavaco Silva est venu pour avoir la pleine commande de sa partie, le PSD. En tant que premier ministre, il a régi hardiment et a poussé, par son influence au parlement, pour une libéralisation de l'économie. Il était chanceux du fait des tendances économiques externes et l'infusion des fonds de la Communauté européenne (l'EC--voir que glossaire) après que le Portugal soit allé bien à un membre dans 1986 ait animé l'économie du pays et ait commencé à apporter une prospérité inhabituelle aux salariés portugais. Confiant donc que sa partie pourrait gagner dans les élections parlementaires, Cavaco Silva a manoeuvré ses adversaires politiques dans passer une voix de censure contre son gouvernement en avril 1987. Au lieu de demander un nouveau gouvernement composé de variété de parties du côté gauche, le Président Soares a réclamé des élections en juillet.

Cavaco Silva avait jugé la situation politique correctement. Le PSD a gagné juste plus de 50% de la voix, qui lui a donné une majorité absolue au parlement, la première majorité de simple-partie depuis la restauration de la démocratie en 1974. Le mandat fort permettrait à Cavaco Silva de proposer un programme plus bien défini et peut-être de régir plus efficacement que ses prédécesseurs. L'apparition d'un gouvernement de simple-partie soutenu à une majorité parlementaire était pour beaucoup d'observateurs venir de l'âge de la démocratie portugaise.


Voir également

* Transition espagnole à la démocratie - qui s'est produite le long d'une période de temps semblable



Références

* Cet article contient le matériel de la bibliothèque des études de pays du congrès, qui sont des publications de gouvernement des Etats-Unis dans le public domain.
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# Posté le mardi 29 août 2006 16:16

Révolution d'oeillet

Révolution d'oeillet
Révolution d'oeillet
La révolution d'oeillet (DOS Cravos de Portugais, de Revolução) était un coup d'état presque anémié, de gauche, militaire-mené, commencé le 25 avril, 1974, à Lisbonne, Portugal, qui a efficacement changé le régime portugais d'une dictature autoritaire en démocratie libérale après deux ans de règle par régime militaire/révolutionnaire de gauche. Bien que les forces de gouvernement aient tué quatre personnes avant de se rendre, la révolution était peu commune parce que les révolutionnaires n'avaient pas l'habitude la violence directe pour réaliser leurs buts. La population, tenant les oeillets rouges, a convaincu les soldats de régime de ne pas résister. Les soldats ont aisément permuté leurs balles pour des fleurs. C'était la fin de l'Estado Novo, le plus long régime autoritaire en Europe de l'ouest (mais pas le bout à la chute ; Francisco Espagne régnée par Franco jusqu'en 1975). La révolution souvent désigné simplement, sous le nom de ses vacances de célébration, 25 de Abril (le 25ème avril).
Contexte

Dans le début des années 70, le régime autoritaire de l'Estado Novo a continué à peser fortement sur le pays, après un demi-siècle de règle sous le Président António de Oliveira Salazar. Après le coup militaire du 28 mai 1926, le Portugal a mis en application un régime autoritaire de l'inspiration fasciste. En 1933, le régime a été remanié et a retitré Estado Novo (« nouvel état »), et Oliveira Salazar a été appelé comme président du Conseil de Ministres jusqu'en 1968, quand il a été frappé d'incapacité. Marcelo Caetano l'a remplacé, et a mené le pays jusqu'à ce qu'il ait été déposé le 25 avril, 1974.

Sous l'Estado Novo, le Portugal n'a pas été considéré une démocratie, par l'opposition, par les observateurs étrangers, ou même par les chefs de régime eux-mêmes. Il y avait des élections formelles et ceux-ci ont été toujours contestés par l'opposition, qui accuse toujours le gouvernement de la fraude électorale et de traiter sans respect son devoir pour rester impartiale. Pendant le règne de Caetano, des tentatives de réforme politique ont été annihilées par l'inertie du régime. La police politique d'Estado le Novo - le PIDE (Polícia Internacional e de Defesa font Estado), devenir plus tard DGS (Direcção Geral de Segurança), et à l'origine le PVDE (Polícia de Vigilancia e Defesa font Estado) - adversaires persécutés du régime.

Le contexte international n'était pas favorable au régime portugais. La guerre froide était près de sa crête, et les nations anti-coloniales et de Communiste-bloc soutenaient les guérilleros dans les colonies portugaises, essayant d'apporter à ceux-ci dessous, respectivement, à l'indépendant et à l'influence communiste (voir la guerre coloniale portugaise). L'intransigeance du régime et le désir de beaucoup de résidants coloniaux de rester selon la règle portugaise ont mené à un processus retardé de decolonisation, dans le cas de l'Angola et de la Mozambique, presque 20 ans.

À la différence d'autres puissances coloniales européennes, le Portugal a eu de longue date et ferme des cravates à ses colonies africaines. Selon l'opinion de beaucoup de Portugais, un empire colonial était nécessaire de la puissance et de l'influence nationales continues. Contrairement à la Grande-Bretagne et à la France, les colons coloniaux portugais inter-married intensivement et assimilé chez la colonie pendant 400 ans. En dépit des objections dans des forum du monde tels que les Nations Unies, le Portugal avait longtemps maintenu que ses colonies africaines étaient une région intégrale du Portugal, et feutre avait obligé pour les défendre militairement contre les groupes armés Communiste-inspirés, en particulier après l'annexation unilatérale et de force de l'Inde des enclaves portugaises Goa, Daman et Diu, en 1961.

Les mouvements de l'indépendance dans les colonies africaines - Mozambique, Angola, Guinée-Bissau, São Tomé et Príncipe, et Cap Vert - tous ont par la suite manifesté une certaine forme de résistance armée de guérillero. Excepté dans la Guinée portugaise, ces forces armées de guérillero ont été facilement contenues par les forces portugaises de contre-insurrection et la milice à la maison de la défense, en dépit de divers embargos de bras contre le Portugal. Néanmoins, les divers conflits ont forcé le Salazar et les régimes suivants de Caetano à dépenser plus du budget du pays sur l'administration coloniale et les dépenses militaires, et le Portugal s'est bientôt trouvé de plus en plus d'isolement dans le reste du monde. Après que Caetano ait hérité de la présidence, les ennuis coloniaux sont devenus une cause importante de la dissidence et d'un foyer les forces anti-gouvernement dans la société portugaise.

Économiquement, le régime a maintenu une politique du corporatisme qui a eu comme conséquence le placement d'une grande partie de l'économie portugaise dans les mains de quelques groupes industriels. Cependant, l'économie se développait fortement, particulièrement après les années 50 en retard, et le Portugal Co-a fondé l'AELE, l'OCDE et l'OTAN. Les coûts d'administrer les colonies en Afrique coûtaient à l'état portugais un pourcentage croissant de son budget annuel, et à ceci contribué à l'appauvrissement de l'économie portugaise, car de l'argent a été détourné des investissements d'infrastructure dans le pays d'origine. Jusqu'aux années 60 où le pays est resté relativement pauvre, qui a stimulé l'émigration après WWII à à croissance rapide, travaillent les pays de l'europe de l'ouest rares. À beaucoup d'étrangers, le gouvernement portugais était vieillissement, apparemment insensible à un monde qui subissait le grand changement culturel et intellectuel.
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Événements

En février 1974, Caetano déterminé pour enlever le Général António Spínola face à la dissidence croissante par Spinola au-dessus de la promotion des dirigeants militaires et de la direction de la politique coloniale portugaise. En ce moment, plusieurs dirigeants militaires de gauche qui se sont opposés à la guerre ont formé une conspiration - les armadas de Forças de das de Movimento (MFA, « mouvement des forces armées »), pour renverser le gouvernement par coup militaire. Le MFA a été dirigé par Otelo Saraiva de Carvalho et joint par Salgueiro Maia. Le mouvement a été sensiblement facilité par d'autres dirigeants dans l'armée portugaise qui a soutenu Spinola et civil démocratique et les militaires reforment. Quelques observateurs ont speculé que le Costa Gomes de da de Francisco a mené réellement la révolution.
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Il y avait deux signaux secrets en révolution : d'abord l'aération des depois de la chanson E font l'adeus (« après au revoir ») par Paulo de Carvalho, l'entrée du Portugal dans le concours de chanson d'Eurovision, qui a alerté les capitaines et les soldats rebelles pour commencer le coup. Après, le 25 avril, 1974 chez 12:15 AM, l'émission par radio nationale Grândola, Vila Morena (« Grândola, ville de brunette ») une chanson révolutionnaire par Zeca Afonso. C'était le signal que le MFA a donné pour assurer les points stratégiques de puissance dans le pays et « a annoncé » que la révolution avait commencé et rien l'arrêterait excepté « la possibilité de la répression d'un régime ».

Pendant six heures plus tard, le régime de Caetano s'est radouci. En dépit des appels répétés des « capitaines d'avril » (du MFA) sur la radio incitant la population pour rester à la maison, les milliers de Portugais sont descendus sur les rues, se mélangeant aux insurgés militaires. Un des points centraux de ceux rassemblement était la marche des fleurs à Lisbonne, puis richement stockée avec les oeillets, qui étaient de saison. Quelques insurgés militaires mettraient ces fleurs dans leurs pistolet-barils ; une image qui a été montrée à la télévision autour du monde. Ce serait l'origine du nom de cette « révolution d'oeillet ».

Caetano a trouvé le refuge dans le commissariat de police militaire principal de Lisbonne. Ce bâtiment a été entouré par le MFA, qui l'a pressurisé pour céder la puissance au Général Spínola. Caetano (le premier ministre) et Americo Thomaz (président) se sont sauvés au Brésil. Caetano a passé le reste de sa vie au Brésil, alors que Thomaz revenait au Portugal quelques ans après.

La révolution a été étroitement observée d'Espagne voisine, où le gouvernement et l'opposition projetaient pour la succession de Francisco Franco, qui est morte un an après, en 1975.

Davantage d'information : Chronologie de la révolution d'oeile

Conséquences
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La révolution au Portugal lance le processus que le scientifique politique Samuel P. Huntington a appelé la « troisième vague de la démocratisation ; » un processus de démocratisation qui s'est alors écarté en Grèce, en Espagne et en Amérique latine. Peu après le 25ème, toutes les centaines de prisonniers politiques ont été libérées de la prison. Des chefs politiques exilés d'opposition, comme Álvaro Cunhal et Mário Soares retourné au pays en jours suivants et ont été reçus dans l'apothéose. Une semaine plus tard, 1er mai a été légalement célébré dans les rues pour la première fois en beaucoup d'années. À Lisbonne, environ 1.000.000 personnes de tout pays se sont associées cette occasion et ont écouté les discours de Cunhal et de Soares.

Le Portugal est passé par une période turbulente, généralement appelée le processus révolutionnaire continu (Portugais : Fin de support Curso de Processo Revolucionário, ou PREC) qui a duré jusqu'au 25 novembre, 1975, marqué par frottement constant entre les forces et le communiste démocratiques libéraux ceux. Après une année, la première élection libre a été effectuée le 25 avril, 1975 afin d'écrire une nouvelle constitution qui remplacerait la constitution de 1933 qui a régné le pays pour le règne de l'Estado Novo. En 1976, une autre élection a été effectuée et le premier gouvernement constitutionnel, mené par Mário Soares, est entré dans le bureau. En attendant, la guerre coloniale a fini et les colonies africaines ont gagné l'indépendance. La colonie de Timor est a également proclamé son indépendance, mais a été envahie par l'Indonésie en 1975.

Le processus de decolonisation, dont les directives ont été approuvées avec l'accord d'Alvor, a été généralement marqué par la passation de la puissance, sans élections libres, aux mouvements de libération (certains soutenus par l'Union Soviétique) et par la négligence générale pour les intérêts et la propriété de la population Portugais-soutenu ou de Portugais-origine.
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Jour de liberté

Le jour de liberté le 25 avril est des vacances nationales au Portugal, avec le fonctionnaire et quelques commémorations populaires, cependant quelques secteurs de droite de la population considèrent toujours les développements après le coup d'état comme pernicieux pour le pays. D'une part, certains des chefs militaires déplorent que l'inspiration de gauche du soulèvement a été depuis abandonnée.


Références externes

* George Wright, la destruction d'une nation, ISBN 0-7453-1029-X
* [1] Annonce de Phil, le « Portugal - la révolution impossible ? » (Chacun des seize chapitres et l'introduction par Maurice Brinton)



Voir également

* Chronologie de la révolution d'oeillet
* Estado Novo (Brésil)
* Guerre coloniale portugaise
* Capitães de Abril (film 1997)
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# Posté le mardi 29 août 2006 16:27

petite histoire du chili

petite histoire du chili
Chili
Pays d'Amérique du Sud, la République du Chili partage ses frontières avec le Pérou au nord, la Bolivie et l'Argentine. La capitale de ce long pays porte le nom de Santiago du Chili. Chile est un mot mapudungum signifiant « là où se termine la terre ».

On y parle l'espagnol, mais aussi des langues amérindiennes, qui ne bénéficient pas du statut de langues officielles : le quechua, le rapanui (sur l'Île de Pâques) et le mapudungún.

La monnaie nationale est le peso.
Histoire [modifier]

Article détaillé : Histoire du Chili
Les mapuches
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Les mapuches
O'Higgins
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O'Higgins

À l'arrivée des Espagnols en 1536, le territoire chilien était peuplé par différentes cultures : aymaras, changos, chinchorros, atacameños, diaguitas dans le nord ; les picunches, mapuches, huilliches, chonos dans la région centrale et sud ; et les onas, yaganes et alacalufes dans la Patagonie et la Terre de Feu. Les mapuches ont formé la communauté la plus nombreuse.

Après avoir participé aux luttes contre les Incas, au Pérou, le conquistador Diego de Almagro commence la « conquête » de ces terres du bout du monde dans le but de s'enrichir, sans succès. Certains pensent qu'il serait le premier européen à visiter le Chili, mais il ne laisse cependant aucune trace de son éventuel passage. Les premières colonies permanentes apparaissent avec le voyage de Pedro de Valdivia en 1540 et 1541. D'abord, il fonde le 12 février 1541 la ville de Santiago de Nueva Extremadura (Santiago du nouvel extrême [du monde]), appelée plus couramment Santiago du Chili. Ensuite, il fonde une série de villages à mesure qu'il progresse vers le sud du pays, mais il se heurte à la résistance des mapuches.

Pendant toute la période coloniale, le Chili est rattaché au vice-royaume du Pérou. Après leur installation, le souci principal des Espagnols est la lutte contre les mapuches, considéré comme le seul peuple indigène à se soulever contre la domination hispanique aux Amériques. C'est l'origine de la guerre d'Arauco contre les Araucans, qui dure plus de deux siècles. La guerre, les maladies et l'esclavage font diminuer la population native au fil des années. Le nombre de métis, par contre, augmente dû aux relations entre les conquistadors et les femmes indigènes.

Le 18 septembre 1810, un groupe de créoles profite des invasions napoléoniennes en Espagne pour constituer une junte de gouvernement. Après huit ans de guerre, les troupes chiliennes commandées par le général Bernardo O'Higgins consolident l'indépendance du pays dans la bataille de Maipú.

Le premier gouvernement national d'O'Higgins est suivi d'une période d'instabilité politique. En 1830, le ministre Diego Portales remet le Chili dans la voie de la paix civile. Il rédige la Constitution de 1833, qui jette les bases de l'État. Trente ans de gouvernement conservateur et début d'une ère de prospérité pour le pays dans tous les domaines. En 1861, le pouvoir passe aux mains de libéraux.

1879 : Guerre du Pacifique contre la Bolivie et le Pérou à la suite du conflit pour les gisements de nitrate dans le désert d'Atacama. Vainqueur en 1883, le Chili annexe l'actuel territoire du Nord (actuelle región de Tarapaca) et connaît un fort développement économique jusqu'au milieu du XXe siècle grâce à l'industrie minière et notamment du salpêtre.

1891 : après une guerre civile, le président libéral José Manuel Balmaceda est renversé, le système présidentiel s'affaiblit et commence un régime parlementaire.

La baisse de la demande de nitrate et les premières luttes ouvrières à cause des mauvaises conditions de travail créent un climat d'instabilité sociale et politique au cours des années 1920. Le président Arturo Alessandri entreprend des reformes sociales et promulgue la Constitution de 1925. Mais la crise mondiale de 1929 plonge le Chili dans la récession et l'agitation sociale. Succession de gouvernements et de coups d'État.

En 1938, un Front populaire formé par les partis de gauche et de mouvements syndicaux arrive au pouvoir. Des reformes sociales et politiques font du Chili un des pays les plus avancés du point de vue de la législation et de la protection sociale. Le cuivre remplace le nitrate dans l'économie. Industrialisation du pays.

Dans les années 1960, le Chili est touché par une vague révolutionnaire qui se fait sentir dans toute l'Amérique latine. En 1964, le gouvernement du démocrate chrétien Eduardo Frei Montalva commence la réforme agraire et la nationalisation du cuivre, alors aux mains des États-Unis. L'obstruction de la droite au Congrès augmente.

En 1970, le climat social est agité et la vie politique extrêmement polarisée. À sa quatrième tentative, le candidat de l'Unité populaire, Salvador Allende, arrive en tête de l'élection présidentielle avec 36,3% des suffrages et devance le conservateur Jorge Alessandri (35%) et le démocrate chrétien Radomiro Tomic (27,8%). En l'absence de nouveau tour de scrutin, celui qui arrive en tête doit être confirmé par le Congrès, dominé par les démocrates chrétiens et les conservateurs. Le score d'Allende est pourtant en retrait de trois points par rapport à sa précédente candidature en 1964. Le 24 octobre 1970, les socialistes (alors partisans de l'instauration d'un État révolutionnaire depuis le Congrès de Chillan en 1967) obtiennent des démocrates chrétiens l'investiture d'Allende en échange de la promesse de respecter les libertés et la légalité.

Devenu ainsi le premier président élu démocratiquement sur un programme socialiste, Allende ne dispose pas de majorité parlementaire. Il décide alors de gouverner par décret ce qui lui évite de passer par le Parlement alors que des milices ouvrières se constituent dans les villes et les campagnes pour entretenir une légitimité révolutionnaire. C'est ainsi que la grande réforme agraire se met en place et que de multiples entreprises et de sociétés sont réquisitionnées ou nationalisées (dont neuf banques sur dix et les mines de cuivre qui représentent 75% des exportations).

Dans le même temps, le pays vit une guerre civile larvée où s'opposent milices ouvrières contre groupes paramilitaires fascisants.

En 1972 commencent les « marches des casseroles vides » par lesquelles les ménagères expriment qu'elles n'ont plus rien à cuire.

En mars 1973, les démocrates chrétiens et les conservateurs obtiennent ensemble 59% des voix aux élections législatives alors que l'Unité populaire d'Allende obtient son meilleur score, le mettant à l'abri d'une destitution si l'opposition avait obtenu les deux tiers des voix et des sièges.

Durant l'été 1973, de multiples grèves et des insurrections menacent la stabilité du pays alors que Allende n'hésite pas à déclarer : « Si la révolution ne peut passer en souplesse, elle passera en force. » Le 23 août 1973 le président Salvador Allende, nomme Pinochet général en chef des armées à la suite de la démission de Prats.

Le 11 septembre 1973, un coup d'État mené par le général Augusto Pinochet, avec le soutien de la CIA, renverse Salvador Allende suicidé (ou tué) dans le palais de la Moneda criblé de balles.

Les opposants sont arrêtés, torturés, déportés ou exécutés alors que les démocrates chrétiens et les conservateurs, soulagés par le coup d'État, espèrent récupérer le pouvoir. Mais la junte militaire, dirigée par le général Pinochet le conservera jusqu'en 1990, imposant une dictature.

Cette junte est composée des commandants en chef des trois armées et du chef de la police. Elle dissout le congrès national, les conseils municipaux, les syndicats et les partis politiques. La liberté de la presse est abolie, le couvre feu instauré. Tout ce qui est littérature de gauche est interdit.

Certes moins sanglante que chez ses voisins, la dictature du général Pinochet sera responsable de la mort ou de la disparition de 2 279 personnes selon le rapport Vérité et réconciliation publié en 1990 (par comparaison, la dernière dictature argentine est responsable de trente mille mort en sept ans) ainsi que de l'emprisonnement de plus de 100 000 personnes. Le rapport dénombra que sur un million d'exilés durant cette période, il y avait 160 000 exilés politiques.

En 1977, Pinochet confie l'économie du pays aux théoriciens de l'école de Chicago (adeptes de Milton Friedman). Pendant cinq ans, la croissance atteint 8% par an alors que le taux d'analphabétisation régresse et que l'espérance de vie passe de 63,6 ans en 1975 à 74,4 ans en 1990.

En 1980, Pinochet fait approuver par 67% des électeurs chiliens une constitution et la prolongation de huit ans des militaires au pouvoir.

En 1988, il demande la prolongation de son mandat par référendum mais n'obtient que 46% d'approbation contre 53% qui demandent son départ et la fin de la dictature. Il organise alors une transition en douceur lui garantissant une immunité constitutionnelle.

Le 11 mars 1990, suite à des éléctions démocratiques, il cède son poste de président de la république au démocrate chrétien Patricio Aylwin, élu à la tête d'une coalition - la Concertación - englobant les héritiers du socialisme d'Allende. Pinochet demeure encore sept ans chef des armées.

En octobre 1998, retraité et sénateur à vie, Pinochet est arrêté à Londres suite à un mandat d'arrêt du juge espagnol Baltazar Garzon, et mis en résidence surveillée.

En 1999, Ricardo Lagos est le premier socialiste après Allende à être élu à la présidence du Chili, à la tête de la même coalition progressiste regroupant chrétiens démocrates et socialistes libéraux.

De retour au Chili presque deux ans plus tard (en mars 2000), le général Pinochet est accueilli par une centaine de milliers de ses partisans alors que des procédures judiciaires sont engagées contre lui.

En 2004, la cour d'appel de Santiago lève l'immunité constitutionnelle d'Augusto Pinochet pour ses responsabilités dans l'opération Condor, un plan des dictatures sud-américaines des années 1970 pour éliminer leurs opposants. En juin 2005, il est finalement relaxé par la cour d'appel. Les recours déposés par les familles de victimes sont jugés « irrecevables ». Cette relaxe est confirmée définitivement le 15 septembre 2005 par la Cour suprême.

C'est dans une affaire de fraude fiscale que l'immunité de Pinochet est encore levée par cette même cour d'appel de Santiago (cette décision est en attente de validation par la Cour suprême) ainsi que dans le cadre de l'enquête sur l'opération Colombo, pour laquelle il aurait couvert l'exécution de 119 membres du Mouvement de la gauche révolutionnaire (MIR) chilien en 1975. Ces levées d'immunité ne signifient pas l'inculpation du général Pinochet car des examens médicaux doivent encore avoir lieu avant son éventuel interrogatoire, dans le but de déterminer si sa condition physique lui permet d'affronter un procès. Le cas échéant, il restera à enregistrer sa déclaration et examiner l'existence de preuves le reliant aux crimes ou aux délits afin d'envisager son éventuelle inculpation.

Régions et provinces du Chili
Carte du Chili
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Carte du Chili

Le Chili est divisé en treize régions qui sont elles-mêmes subdivisées en provinces. À la tête de chaque région, se trouve un intendant tandis que les provinces sont dirigées par un gouverneur provincial. Chaque province est divisée en communes gérées par un maire. Les intendants et gouverneurs provinciaux sont nommés par le président, les maires sont élus par les citoyens.

Les régions sont désignés par un nombre romain et un nom. Les nombres sont attribués du nord au sud. Les Chiliens utilisent généralement davantage le nombre que le nom complet. La région de Santiago fait exception et n'a pas de nombre correspondant, elle est désignée par les initiales RM (Región Metropolitana).

Voir aussi :

* I : Región de Tarapacá (Iquique)
* II : Región de Antofagasta (Antofagasta)
* III : Región de Atacama (Copiapó)
* IV : Región de Coquimbo (La Serena)
* V : Región de Valparaíso (Valparaíso)
* RM : Región Metropolitana (Santiago du Chili)
* VI : Región del Libertador General Bernardo O'Higgins (Rancagua)
* VII : Región del Maule (Talca)
* VIII : Región del Biobío (Concepción)
* IX : Región de la Araucanía (Temuco)
* X : Región de los Lagos (Puerto Montt)
* XI : Region de Aisén del General Carlos Ibáñez del Campo (Coihaique)
* XII : Región de Magallanes y de la Antártica Chilena (Punta Arenas)

Géographie [modifier]

Article détaillé : Géographie du Chili
Région centrale du Chili
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Région centrale du Chili

Situé sur la côte Pacifique de l'Amérique latine, le Chili étire ses 4 300 km du Pérou au Cap Horn, avec une largeur moyenne de 180 km. Des frontières naturelles isolent le Chili de ses voisins : il est séparé de l'Argentine par la Cordillère des Andes ; de la Bolivie et du Pérou par le désert d'Atacama. La superficie total du pays est de 756 900 km2, comprenant l'archipel de Juan Fernández et l'île de Pâques, plus 1 250 000 km2 de l'Antarctique.

La géographie très particulière du pays se reflète sur son climat. Ainsi le nord est chaud,aride et désertique ; la zone centrale bénéficie d'un climat méditerranéen et des vallées fertiles ; quant au sud, il connaît un climat de type océanique froid et humide. L'île de Pâques bénéficie d'un climat maritime à caractéristiques subtropicales. Au Chili, les saisons sont inversées par rapport à l'Europe. Dans la région centrale, l'été débute fin décembre et s'achève fin mars. L'hiver, peu rigoureux, dure de juin à août.

Le Chili fait partie de la Ceinture de feu du Pacifique, une chaîne de volcans qui entoure cet océan. Seul au Chili, il y a plus de deux mille volcans, dont 56 sont toujours actifs. En plus, le territoire est situé sur la jointure de deux plaques tectoniques. Le pays connaît donc le risque sismique.

Frontières terrestres

* 5150 km avec l'Argentine
* 861 km avec la Bolivie
* 160 km avec le Pérou

Économie

Article détaillé : Économie du Chili

Le Chili est reconnu aujourd'hui pour sa stabilité et son dynamisme économique. Le pays est devenu le « modèle » de la région, le seul qui a réussi, par exemple, à réduire la pauvreté de moitié depuis les quinze dernières années. Au cours des vingt-quatre dernières années, le PIB chilien a augmenté de 5,2% par an, et même de 8,3% durant la période 1990-1997.

En partie, ces progrès sont dus aux politiques libérales qui ont été appliquées à partir de l'époque de la dictature militaire (privatisations, dérégulation, modernisation des marchés de capitaux, indépendance de la banque centrale, réforme de la législation du travail et de la prévoyance sociale) et qui ont rendu l'économie plus ouverte et compétitive au niveau international. À la fin des années 1980 et au début des années 1990, le Chili connaissait des taux de croissance économique de plus de 7% annuels. En finissant cette dernière décennie, le pays est pourtant touché par les effets de la crise asiatique, qui ont provoqué une période de récession et une augmentation du chômage.

Actuellement, l'économie est réactivée, en récupérant des taux de croissance relativement élevés (6,1% en 2004; 6% en 2005), mais quelques problèmes demeurent. D'abord, les taux de chômage n'ont pas diminué à la vitesse qu'on espérait avant la réactivation (8,7% en septembre 2005), ce qui devenu l'un des grands défis pour le gouvernement. Ensuite, malgré des avancées dans la matière, le Chili a toujours une déplorable distribution des revenus et il est placé au 16e rang de la mauvaise répartition de la richesse au monde. Ces deux sujets font partie des discussions entre les candidats présidentiels pour les prochaines élections de décembre 2005.

D'autre part, grâce à une politique d'ouverture commerciale, durant les dernières années plusieurs accords ont été signés entre le Chili et des pays ou des blocs économiques étrangers. Les plus importants sont avec l'Union européenne, les États-Unis (bien que le Chili n'ait pas vraiment soutenu une intervention américaine en Irak), et la Corée du Sud, en plus de ceux qui ont déjà été scellés avec des nations d'Amérique latine. Le Chili négocie maintenant des éventuels traités avec la Chine, le Japon et l'Inde, qui permettraient au pays d'avoir des accords de libre échange avec la 3/4 de l'économie mondiale.

L'économie chilienne est donc très orientée vers les exportations, surtout de matières premières. Les principales activités sont :

1. L'activité minière : le cuivre est le produit d'exportation le plus important. Il représente 35% des revenus apportés par les exportations du pays et 10% du PIB ;
2. L'agro-industrie : exportation de fruits (raisins, pommes, poires, kiwis), en plus de l'élaboration de conserves et de surgelés, et d'une forte industrie viticole ;
3. La pêche : le Chili est un des grands exportateurs de produits marins (poissons, fruits de mer et farine de poisson) au monde ;
4. L'industrie forestière : il dispose de plantations industrielles pour l'élaboration de cellulose et de papier.

Finalement, le secteur des services est très développé. Les télécommunications sont libéralisées et ses infrastructures sont modernes. Les touristes viennent visiter les forêts du sud, les plaines désertiques du nord ou pour skier entre mai et septembre dans les Andes. Des télescopes géants y sont installés.

La bonne santé économique du Chili est encore une fois reconnue dans une étude de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) publiée le 4 novembre 2005. Il apparait ainsi que le dynamisme économique a permis une élévation rapide du niveau de vie avec un PIB par habitant passé de 2 340 dollars en 1990 à plus de 5 000 dollars (4 230 euros) en 2004 même si « le revenu par habitant corrigé de la parité des pouvoirs d'achat représente actuellement moins de 40% de la moyenne dans la zone OCDE et moins de 30% de celui des États-Unis ».

La politique budgétaire est guidée par la règle de l'excédent structurel qui exige un excédent de 1% du PIB. Ainsi, les finances publiques du Chili présentaient un solde positif de 2,2% du PIB en 2004, et de l'ordre de 3% en 2005.

Quelques statistiques économiques :

* Taux de croissance annuel en 2004 : 6,1%
* Taux d'inflation annuel en 2004 : 2,4%
* Taux de chômage actuel : 8,7%
* Indicateur de développement humain : 0,854 (37e rang au monde)
* Population sous le seuil de la pauvreté : 16% (et moins de 2% qui vit avec moins d'un dollar par jour)

Population

Article détaillé : Population du Chili

Selon le dernier recensement de 2002, le Chili compte actuellement plus de 15 millions d'habitants. Cependant, la zone centrale, située entre les villes de La Serena et Concepción, concentre 78% de la population totale du pays, et Santiago et sa périphérie regroupent 40% des Chiliens, soit six millions d'habitants. La densité moyenne (20 hab/km2) n'est donc pas représentative de l'occupation réelle du territoire.

D'après le même recensement, entre 1992 et 2002, le rythme de croissance annuel moyen de la population fut de 1,24%, un des plus bas en Amérique latine. Sur la même période, le taux de fécondité s'établit à 2,2 enfants par femme.

Malgré une baisse de la natalité, le Chili reste un pays relativement jeune : 34% des Chiliens ont moins de 20 ans, et 15% ont plus de 55. Toutefois, tout comme les pays développés, la population du Chili a tendance à vieillir rapidement : la couche la plus jeune de la population a diminué, tandis que la plus âgée va en augmentant, en partie grâce à une espérance de vie à la naissance plus longue : 77,9 ans (80,9 pour les femmes et 74,8 pour les hommes)

En moyenne, la famille chilienne est composée de 3,6 personnes.

En 2002, 4,6% de la population déclarait appartenir à un groupe ethnique, dont la majorité (87%) à l'ethnie mapuche. La plupart des Chiliens, plus de 60%, sont métissés, ce qui fait de la population locale une des plus homogènes en Amérique latine.

Sur le plan religieux, 70% des Chiliens se déclarent catholiques (dont moins de la moitié est pratiquante). Par rapport au recensement précédent en 1992, cela constitue une diminution de 10% en 10 ans.

Les 30% restant sont protestants évangéliques (15%) ; athées, agnostiques ou sans religion (10%) ; orthodoxes, juifs, musulmans ou d'autres religions (5%).

Selon l'état civil, 46% des Chiliens de plus de 18 ans sont mariés, soit 5% de moins qu'en 1992. En revanche, les couples en concubinage sont passés de 5% en 1992 à 9% en 2002. 34% des Chiliens sont célibataires, 5% divorcés. L'évolution de ces chiffres est à suivre, compte tenu de la nouvelle loi sur le divorce en vigueur depuis fin 2004.

Finalement, les immigrés, très majoritairement originaires des pays voisins, constituent moins de 2% de la population nationale. Les plus nombreux actuellement sont les Argentins et les Péruviens.

Politique

Article détaillé : Politique du Chili

En vertu de la Constitution politique de 1980, l'État chilien est divisé en les trois pouvoirs classiques :

Le pouvoir exécutif est tenu par le Président de la République, élu démocratiquement tous les quatre ans au suffrage universel direct, et qui ne peut pas exercer deux mandats successifs. Une fois élu, le Président désigne un cabinet de ministres, dont le Ministre de l'Intérieur.

Le pouvoir législatif est représenté par le Congrès National, dont le siège se trouve à Valparaíso depuis le retour de la démocratie en 1990. Il s'agit d'un Congrès bicaméral, composé d'un Sénat et d'une Chambre de Députés. Aujourd'hui, il compte 48 sénateurs élus pour huit ans (dont neuf sont désignés par diverses institutions - n'est plus en vigueur selon les modifications de la constitution en 2005 - et un est sénateur à vie après avoir été Président du pays) ; et 120 députés élus pour quatre ans. Les parlementaires, sauf ceux de la parenthèse, sont tous élus démocratiquement au système binominal à un tour.

Le pouvoir judiciaire connaît des affaires civiles et criminelles. Il est composé d'une Cour Suprême, des Cours d'Appel et des tribunaux de première instance.

Depuis 1990, le pays vit en démocratie après une interruption de 17 ans de dictature militaire. Actuellement, la présidente est Michelle Bachelet, socialiste leader d'une coalition de partis de centre et de gauche appelée Concertación, qui regroupe la Démocratie Chrétienne (DC), le Parti Socialiste (PS), le Parti Radical Social démocrate (PRSD) et le Parti pour la Démocratie (PPD).

Il existe une opposition de droite constituée par deux partis : Renovación Nacional (RN), plus libéral ; et l'Unión Demócrata Independiente (UDI), plus conservateur. Ces deux partis forment l'« Alliance pour le Chili ». Il y a également une opposition de gauche qui associe le Parti Communiste (PC) et des partis humanistes et écologistes, qui n'ont pas de représentation au Congrès.

Les principaux blocs politiques se sont constitués au milieu des années 1980, pour défendre ou lutter contre le régime militaire d'Augusto Pinochet, et ils sont devenus officiels pour le référendum de 1988, qui a décidé la fin de la dictature. L'année suivante, ils ont gardé l'unité pour affronter les élections présidentielles et chaque coalition a présenté un candidat. Depuis alors, malgré les problèmes qui surgissent de temps en temps à l'intérieur des blocs, le panorama politique n'a pas beaucoup changé.

La Présidente Bachelet est le quatrième gouvernement consécutif de la Concertación, après la victoire de la coalition lors des élections de 1989.

Le 11 décembre 2005, la socialiste et candidate de la Concertación Michelle Bachelet arriva en tête du premier tour de la présidentielle avec près de 45,87% des voix devant le candidat du parti de la Rénovation nationale, Sebastián Piñera (25,48%), celui de l'Union démocrate indépendante et ancien maire de Santiago, Joaquín Lavín (23,25%) des voix et celui de l'extrême-gauche, Tomas Hirsch (5,37%) .

Bachelet affronta le 15 janvier Sebastian Piñera alors que le rapport gauche droite reste aussi serré qu'en 1999 (51% pour la totalité de la gauche contre 49% pour la totalité de la droite).

Les électeurs ont aussi élu 120 députés et 20 sénateurs sur 38 sièges, supprimant au passage les postes de sénateurs à vie créés par le général Pinochet. La Concertation a remporté plus de 51% des sièges de députés et 57% des sièges de sénateurs, s'assurant la majorité dans les deux chambres.

Il faut ajouter que les réformes les plus profondes à la Constitution de 1980 ont été récemment promulguées (septembre 2005), ce qui est considéré par certains comme la fin de la transition à la démocratie. Ces réformes perfectionnent la Constitution en supprimant les dits « verrouillages autoritaires », laissés par Pinochet. Quelques réformes sont : la réduction du mandat présidentiel de six à quatre ans ; le Président est habilité pour appeler à la retraite les Commandants en chef des Forces Armées ; l'élimination des sénateurs désignés et à vie, ce qui aura pour effet une réduction du Sénat à 38 membres à partir de mars 2006. Le système d'élection binominal utilisé pour les législatives, et qui à présent favorise les deux grands blocs politiques, n'a pas été modifié.

Une autre modification concerne également la possibilité aux enfants de chiliens (de ceux qui sont nés au Chili et donc chiliens par le passeport) d'obtenir la nationalité (avoir non plus un titre de voyage mais un véritable passeport chilien), mais pas la citoyenneté (donc la possibilité de voter en cas d'élections). Il faut également compte du fait, que à ce jour, plusieurs dizaines de milliers d'enfants de chiliens n'étaient jusqu'à lors considérés que comme des non-nationaux (reconnus dans certains pays comme apatrides). Dans les projets encore en court, le droit de vote pour les chiliens résidents à l'étranger en fait partie.

Culture
Fleur de Copihue
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Fleur de Copihue

Article détaillé : Culture du Chili

* Deux Chiliens se sont vu décerner le prix Nobel de littérature : Gabriela Mistral en 1945 et Pablo Neruda en 1970.
* La fleur emblème nationale est le copihue (Lapageria rosea), que l'on trouve dans les forêts du sud du pays.
* Les armes du pays représentent les deux animaux nationaux : le condor (un très grand oiseau vivant dans les montagnes de la famille des vautours) et le Huemul (un daim à la toison blanche, espèce en voie de disparition). Il porte en légende la devise du pays : Por la razón o la fuerza.
* Le Maté


Fêtes et jours fériés Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Nouvel An Año nuevo
mars ou avril Semaine sainte (Pâques) Semana Santa
1er mai Fête du Travail Día del Trabajo
21 mai Jour de la Marine Día de las fuerzas navales
juin Fête-Dieu Corpus Christi
15 août Assomption Asuncion de La Virgen
18 septembre Jour de l'Indépendance Día de la Independencia Fête nationale
19 septembre Jour des gloires de l'armée Día del las glorias del ejército
12 octobre Découverte de l'Amérique Día de la Raza
8 décembre Immaculée conception Día de la Inmaculada Concepción
25 décembre Noël Navidad (aussi nommée Pascua)
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# Posté le mardi 29 août 2006 16:34

Histoire de Cuba

Histoire de Cuba
Histoire de Cuba
L'époque pré-colombienne

Lorsque Christophe Colomb découvre l'île, Cuba est déjà peuplée par 16 000 à 60 000 autochtones (Las Casas estimaient qu'il y avaient 200 000 autochtones). Ils appartiennent à différentes tribus, mais les Taïnos et les Karibs (Caribes) dominent en nombre. Les plus anciens seraient arrivés vers le IIe millénaire av. J.-C., les plus récents, les Tainos seraient arrivés vers l'an 500.

Les Taïnos appartiennent à une culture plus large celle des Arawaks dont les populations s'étendaient jusqu'en Amérique du Sud.

La colonie espagnole
Premier voyage de Christophe Colomb
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Premier voyage de Christophe Colomb

L'île de Cuba est découverte, par le monde occidental, lors du premier voyage de Christophe Colomb, le 28 octobre 1492. Christophe Colomb la baptise Juana en l'honneur de la fille des rois catholiques. En découvrant Cuba, Colomb pense découvrir le Japon. Par la suite, Sebastián de Ocampo sera le premier européen à en faire le tour complet en 1508 confirmant que Cuba est une île et Juan de la Cosa fera les relevés cartographiques de l'île[1].

En 1511, débute l'occupation de Cuba par l'empire colonial espagnol, qui se terminera par la signature du Traité de Paris de 1898. Sous la direction du gouverneur Diego Velázquez de Cuéllar plusieurs villes voient le jour dont Santiago de Cuba (1514) et La Havane (1515[2]).

Diego Velázquez de Cuéllar et ses hommes se lancent dans la conquête et le pillage du territoire. Ils s'approprient les terres, soumettent les Amérindiens à l'esclavage et s'accaparent l'or de ces derniers. Les premières localités espagnoles, Las Villas, s'établissent près des foyers de populations indigènes et des mines d'or. Les réserves d'or sont cependant rapidement épuisées, l'administration locale est donc forcée de trouver des alternatives économiques.

Les plantations de canne à sucre, de tabac et de café deviennent alors les principales activités économiques de Cuba. Le développement de la culture de canne à sucre, qui est très intensive en travail, contribue au développement de l'esclavage. La disparition de la population autochtone de l'île, décimée en quelques années du fait de sa faible résistance aux maladies importées d'Europe et au travail imposé par les Conquistador espagnols, aggrave les besoins en main d'oeuvre. En 1513 arrivent à Cuba les premiers esclaves africains. Entre 1600 et 1880, date de l'abolition de l'esclavage à Cuba, il en arrivera approximativement 760 000, principalement des Yorubas de l'Ouest du Nigéria, (appelés Lucumí à Cuba, ce qui veut dire "Mon ami" en yoruba, et aussi Nago ou Anango), Bantous du Kongo ou bakongo du Congo et de République démocratique du Congo, Arará, groupe kwa : Fon de Dahomey (actuel Benin) et Nigéria, Ewé ou Eoué du Ghana et du Togo, Abakuá (ou abakwa, surnommés à Cuba nañigos) : Carabalí de Calabar (Sud du Nigéria), Mandingues du Ghana, Efik de Dahomey, Bríkamo, Ejagham, Ibibio, et autres ethnies du Sénégal, Angola, Libéria...

L'importation d'esclaves noirs africains permet un essor considérable de l'île ainsi que l'occupation de La Havane par les Britanniques en 1762 qui, en l'espace de neuf mois, importent près de 10 000 esclaves et ouvrent le port de la capitale au commerce international. Les Britanniques rendent Cuba aux Espagnols au bout de neuf mois contre la Floride. Les années qui suivent permettent à l'île de se développer. La population s'accroît de manière significative, passant de 273 000 en 1791 à plus d'un million en 1840. En 1825, l'île dénombre 46% de blancs, 18% de non-Européens libres (métis) et 36% d'esclaves, alors qu'aujourd'hui elle est peuplée de 51% de métis, 37% de blancs et de 11% de noirs.

L'indépendance [modifier]

Pour plus de détails, voir les articles Guerre des Dix Ans, Guerre d'indépendance cubaine et Guerre hispano-américaine.

Le 10 octobre 1868, Carlos Manuel de Cespedes (1819-1874), riche propriétaire terrien, libère ses esclaves et fonde une armée, déclenchant la Guerre des Dix Ans (1868-1878). Malgré le soutien des États-Unis d'Amérique - plusieurs bateaux américains débarquent à Cuba avec des armes et des volontaires, dont de nombreux vétérans de la Guerre de Sécession – les Espagnols remportent une victoire sanglante face aux insurgés. Toutefois, il s'agit tout de même d'une demi-victoire pour le peuple cubain, car il obtient par le pacte de Zanjón (10 février 1878) une certaine autonomie, l'abolition de l'esclavage en 1880 - mise en pratique uniquement en 1886 - et l'égalité des droits entre les Blancs et les Noirs, proclamée en 1893. Le pacte a aussi des répercussions politiques, puisqu'il engendre l'apparition des premiers partis politiques.
José Martí (1853-1895)
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José Martí (1853-1895)

Les réformes mises en place à la suite de la Guerre des Dix Ans ne sont pas réalisées, ce qui occasionne un nouveau soulèvement du peuple. José Martí, écrivain et patriote, fonde le Parti révolutionnaire cubain en 1891 avec les futurs généraux, Máximo Gómez et Antonio Maceo. La guerre révolutionnaire d'indépendance devient réalité le 29 janvier 1895. L'Espagne veut mettre fin à cette lutte une bonne fois pour toute et décide d'envoyer 280 000 soldats en renfort aux 21 777 déjà sur place. On compte alors sur l'île un soldat pour six habitants. 2 ans de guerre firent 200 000 vicimes soit 1/8 de la population.

La fin de la guerre d'indépendance face à l'Espagne semble imminente au début de l'an 1898. Le président Américain de l'époque, William McKinley (1897-1901), décide alors d'envoyer à La Havane un navire de guerre, le Maine, afin d'y protéger les intérêts de Washington. Dans la nuit du 15 février 1898, le croiseur américain explose dans le port de La Havane, il aurait été heurté par une torpille (la véritable cause est toujours incertaine), 250 marins meurent sur le coup. Reçu comme une provocation par le gouvernement américain, cet incident précipite l'intervention militaire en faveur des insurgés, lancée le 11 avril 1898 par le président William McKinley, contre le gouvernement espagnol. La reddition de l'armée espagnole est rapide, le traité de Paris (1898) du 10 décembre met fin au conflit ; un gouvernement militaire d'occupation est mis en place par les États-Unis jusqu'en 1902.

La République de Cuba

Le 20 mai 1902, les États-Unis quittent partiellement le territoire et la République de Cuba est officiellement créée. Pour la première fois de leur histoire, l'indépendance des Cubains est reconnue formellement. Les Américains laissent toutefois un cadeau indésirable à Cuba en insérant dans sa constitution l'amendement du sénateur américain Hitchcock Platt. L'amendement Platt donne aux États-Unis des bases navales – Guantanamo et Bahía Honda – ainsi que le droit d'intervenir dans les affaires du pays. Officiellement les Américains se retirent de l'île, mais officieusement ils y contrôleront une grande partie de l'économie et de la classe politique jusqu'en 1959. Quatre interventions militaires américaines auront lieu en 1906, 1909, 1917 et 1919, afin de réprimer des insurrections populaires, et ce, à la demande du premier président de Cuba, Tomás Estrada Palma.

La monoculture du sucre, bénéficiant de tarifs préférentiels de la part des États-Unis, engendre une dépendance grandissante à l'égard de la super puissance voisine. Cette situation contribue à la montée du mécontentement populaire, amenant ainsi l'apparition des premiers syndicats nationaux. La crise de 1929 provoque un chômage massif, des étudiants et ouvriers du sucre se mobilisent. La dictature de Gerardo Machado (1925-1933) tente de paralyser les luttes ouvrières, mais les difficultés économiques de l'époque font s'écrouler son administration. Le président Grau San Martín succède à Palma et réalise quelques réformes sociales : création d'un ministère du travail, droit de vote des femmes, autonomie universitaire et nationalisation de l'électricité. Cependant, son gouvernement n'est pas reconnu par Washington et ne dure que quatre mois. Appuyé par les États-Unis, un groupe de militaires s'empare du pouvoir avec à sa tête le général Fulgencio Batista. Sous les pressions et le mécontentement populaire, les États-Unis cèdent et révoquent l'amendement Platt, conservant toutefois leur base navale de Guantanamo. Quatre autres gouvernements suivront ; Miguel Mariano Gómez (1936), Laredo Brú (1940-1944), le retour de Grau San Martín(1944-1948) et Prío Socarras (1948-1952). L'économie continue de s'effondrer, un climat de troubles et de violences politiques prend place et donne l'occasion à Batista de reprendre les rênes du pouvoir.

Le régime de Batista

Le 10 mars 1952, l'ancien président Fulgencio Batista s'empare une nouvelle fois du pouvoir avec l'appui de l'armée. Son coup d'État met fin à la constitution, les partis politiques sont proscrits, la corruption est portée à son degré le plus élevé, la répression et le pillage atteignent un paroxysme. La population souffre, notamment les noirs et les habitants de la campagne. Il y a deux cent mille familles de paysans qui n'ont pas un centimètre de terrain où semer quelque chose pour nourrir leurs enfants sous-alimentés alors que plus de la moitié des meilleures terres productives sont aux mains des étrangers. Le pays compte, par ailleurs, 500 000 paysans, surexploités quatre mois par an et chômeurs le reste de l'année. De plus, 85 % des petits agriculteurs cubains paient un loyer et vivent sous la menace constante de se voir expulser de leurs parcelles et 45% de la population est analphabète. Les écoles et les hôpitaux sont souvent absents des campagnes.

Les entreprises américaines dominent tout le spectre de l'activité économique dans l'île, faisant de Cuba un appendice des États-Unis. Ils contrôlent 90% de l'industrie du sucre, 80% des services publics, 50% des chemins de fer et la totalité des ressources pétrolières. Près de 44% des terres appartiennent à des Américains. Cuba est alors une véritable République bananière, influencée par les intérêts étrangers et commerciaux de plusieurs grandes entreprises dont la United Fruit Company.

À La Havane l'industrie du vice se développe ; maisons de loteries et de prostitution, night-clubs et casinos abondent. La ville devient la capitale latino-américaine de la prostitution et les touristes américains y affluent, d'où son surnom de « bordel de l'Amérique ».

La révolution castriste
Fidel Castro le 26 septembre 2003
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Fidel Castro le 26 septembre 2003

Fidel Castro, un jeune avocat d'une famille riche, qui était alors candidat à la Chambre des Représentants pour le Partido Ortodoxo, fait circuler une pétition pour destituer le gouvernement de Batista à cause de l'annulation illégitime du processus électoral. Le 26 juillet 1953, Castro mène une attaque historique contre une caserne (Moncada Barracks) près de Santiago de Cuba, mais l'attaque échoue et Castro, après un procès public au cours duquel il se défend seul, est emprisonné jusqu'en 1955, date à laquelle une amnistie est accordée à beaucoup de prisonniers politiques, incluant ceux qui avaient mené l'assaut de 1953.

Par la suite, Castro s'exile au Mexique où il rencontre un jeune médecin argentin, Ernesto Che Guevara. De là-bas, il organise le mouvement du 26 juillet dont le but est de renverser Batista. Un groupe d'environ 80 hommes prend la mer à bord du bateau "Granma" pour Cuba et débarque sur la partie orientale de l'île en décembre 1956. La plus grande partie des membres du commando (les barbudos) sont tués, ou faits prisonniers par l'armée de Batista dès leur débarquement. Castro trouve refuge dans les montagnes de la Sierra Maestra avec le restant du commando, soit entre 12 et 17 membres dont Che Guevara. Les barbudos mènent une guerilla contre le pouvoir pendant deux ans. Peu de temps avant l'entrée des insurgés dans La Havane, Batista s'enfuit le 1er janvier 1959.

En juillet 1961, l'organisation intégrée révolutionnaire (ORI) voit le jour, née de la fusion du mouvement du 26 juillet de Castro, du Parti socialiste du peuple (l'ancien parti communiste) mené par Blas Roca et de directoire révolutionnaire du 13 mars de Faure Chomon. Le 26 mars 1962, l'ORI devient le Parti unique de la révolution socialiste cubaine (PURSC), puis le Parti communiste de Cuba le 3 octobre 1965 avec Castro comme premier secrétaire.

L'ère communiste

Les relations entre les États-Unis et Cuba se détériorent rapidement à la suite de l'expropriation des compagnies américaines, notamment de l'international Telephone and Telegraph Company et de l'United Fruit Company en réaction au refus américain de raffiner le pétrole soviétique dans les raffineries situées dans l'île. Le 17 mai 1959, une réforme agraire redistribue les terres aux paysans pauvres cubains. En compensation, le gouvernement cubain offre de dédommager les propriétaires terriens mais en réalité, peu ou aucune de compensation ne sont payée.

En réponse à la saisie des entreprises américaines et de la répresssion croissante du gouvernement castriste vis-à-vis de la population, les États-Unis rompent les relations diplomatiques le 3 janvier 1961 et imposent un embargo contre Cuba le 3 février 1962. L'embargo est toujours en place en 2006, bien que l'importation à but humanitaire de nourriture et de médicaments soit dorénavant autorisée. Au départ, l'embargo ne s'étendait pas à d'autres pays et permettait ainsi à l'île de commercer avec l'Europe, l'Asie et l'Amérique latine et particulièrement le Canada. Mais les États-Unis ont par la suite fait pression sur les autres pays pour restreindre le commerce vers Cuba à l'aide de subvention. La loi Helms-Burton de 1996 rendit très difficile le commerce des entreprises américaines ou non de commercer avec les États-Unis et avec Cuba, forçant les entreprises à choisir entre ces deux destinations.

L'établissement d'un système marxiste dans l'île se traduit par l'émigration de plusieurs centaines de milliers de cubains vers les États-Unis et d'autres pays. Une exception à l'embargo fut faite par la mise en place le 6 novembre 1965 d'un pont aérien entre les deux pays permettant aux cubains qui le souhaitaient de quitter le pays. En 1971, date de la fin du pont aérien, ces "Freedom flights" ont transporté 250 000 cubains. De nos jours, une loterie à l'immigration est organisée permettant à 20 000 cubains demandant l'asile politique de s'installer aux États-Unis chaque année.

L'invasion de la baie des Cochons

Pour plus de détails, voir l'article Débarquement de la Baie des Cochons.

Une nouvelle étape est franchie à la suite d'une attaque de dissidents contre le régime castriste soutenue par les États-Unis. L'attaque débute le 15 avril 1961 avec le bombardement, de la part d'exilés cubains à bord de B-26 de l'US Air Force camouflés aux couleurs cubaines, des bases aériennes de La Havane et de Santiago. Cette attaque ne permet pas de détruire l'ensemble des forces aériennes de l'île. En réponse, Castro déclare le socialisme à Cuba dans un discours tenu au lendemain de l'attaque. Le 17 avril, environ 1500 exilés cubains, financés et entraînés par la CIA, débarquent au sud de l'île, dans la baie des Cochons. Le plan de la CIA était que l'invasion profiterait du soutien de la population contre le régime castriste. Les forces castristes averties de l'attaque avaient arrêté préventivement plusieurs centaines de milliers de personnes suspectes (Priestland, 2003). Il n'y eu pas le soulèvement populaire escompté par les stratèges américains. Le refus du président Kennedy de permettre aux forces navales américaines d'apporter un soutien aérien signa la fin de l'invasion. De nombreuses personnes pensent, qu'au lieu d'avoir affaiblit le régime castriste, cet échec de tentative d'invasion a consolidé le pouvoir en place.

Pendant les trente années qui suivent, Castro poursuit le rapprochement vers l'URSS jusqu'à l'effondrement de l'Union soviétique en 1991.

L'organisation des états américains (OEA), sous la pression des États-Unis, suspend l'adhésion de Cuba le 22 janvir 1962 et le gouvernement américain interdit tout commerce avec Cuba le 7 février. L'administration de Kennedy rend illégales le 8 février 1963 les transactions commerciales et financières ainsi que tous déplacements d'Américains à Cuba [3].

La crise des missiles

Pour plus de détails, voir l'article Crise des missiles de Cuba.
Photo aérienne d'un site de lancement prise le 17 octobre 1962
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Photo aérienne d'un site de lancement prise le 17 octobre 1962

Les tensions entre les deux pays atteignent leur paroxysme lors de la crise des missiles d'octobre 1962. Cuba accepte secrètement que les soviétiques installent des missiles balistiques à moyenne portée sur son territoire. Dès que les États-Unis découvrent ce qui se trame, ils mettent en place un blocus naval autour de l'île en empêchant physiquement les navires soviétiques d'apporter de nouveaux missiles. Au dernier moment Moscou décide de rappeler les navires et d'enlever les missiles qui étaient déjà en place, en échange de la promesse que les États-Unis n'envahissent pas Cuba. Les négociations durent plusieurs jours au cours desquels une guerre nucléaire semble imminente. Après la chûte de l'Union soviétique, on découvre qu'une autre partie de l'accord prévoyait le démantèlement des missiles américains installés en Turquie. Les archives révélent également que certains sous-marins bloqués par les navires américains étaient dotés de missiles nucléaires dont la décision de lancer les armes était laissée à la discrétion des capitaines des sous-marins. Les États-unis ont honoré cet accord en n'attaquant plus directement Cuba, mais la CIA a continué à soutenir des groupes anti-castristes et plusieurs assassinats au cours des années 60.

Exportation de la révolution
Arrestation du Che en Bolivie
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Arrestation du Che en Bolivie

Dès les années 1960, Cuba soutient de facon plus ou moins discrète des mouvements de guérillas communistes en Amérique Latine (Venezuela, Guatemala, Bolivie) et en Afrique mais à partir de 1975, l'armée Cubaine intervient de façon directe dans des conflits sur ce dernier continent. Cuba envoie en été 1975 des conseillers militaires au MPLA (Mouvement populaire de libération de l'Angola) qui ont pris le pouvoir en Angola à la suite de l'indépendance. En novembre, cela sera des unités régulières. Il y a jusqu'à 50 000 hommes en permanence, et 300 000 soldats cubains auront été présents en treize ans. L'armée cubaine dispose de son propre état-major et constitue de fait la principale force militaire du MPLA avec des régiments d'artillerie et des blindés engagés, tandis que les forces du MPLA constituent l'infanterie chargée des ratissages, etc. L'URSS se charge du pont aérien, et fournit également des avions MiG-21 avec des pilotes à l'armée cubaine. Cuba prétexte que l'Angola est menacée par l'Afrique du Sud. Mais Cuba envoie également des troupes en Éthiopie en 1977, à partir du moment où la junte militaire qui a pris le pouvoir a décidé de se mettre sous la coupe de l'URSS. Au cours d'une de ces campagnes, Ernesto Che Guevara est fait prisonnier en Bolivie en 1967 et exécuté sans procès.

Cuba après la chute de l'Union soviétique

Après la chute de l'URSS, le pays connaît une grave crise économique du fait de la forte concentration de la production cubaine centrée sur quelques produits et quelques acheteurs, dont l'URSS représente le principal partenaire commercial. 80% du commerce est perdu ce qui entraîne une dégradation des conditions de vie. Une "période spéciale" est mise en place qui se traduit par un rationnement des transports, de l'électricité et de la nourriture. Les États-Unis renforcent l'embargo pensant accélèrer la chute du régime castriste.

Castro ouvre le pays au tourisme en permettant des joint ventures avec des compagnies étrangères dans les domaines de l'hotellerie, de l'agriculture et de l'industrie. Le dollar est même légalisé en 1994 avec des magasins spéciaux acceptant uniquement cette devise. Dès lors, deux économies coexistent, l'économie en dollar et l'économie en péso, créant une rupture sociale entre, les riches ou les personnes ayant la chance de travailler dans le tourisme qui ont des dollars et le reste de la population. En octobre 2004, le gouvernement cubain annonce la fin de cette politique. Le dollar n'a plus cours dès novembre 2004, et sont échangés contre des pesos convertibles avec une commission de 10%.

Les pénuries de nourritures et les coupures d'électricité conduisent à des manifestations et à une augmentation des crimes. En réponse, le gouvernement forme des centaines de brigades d'action rapide.

En 1997, un groupe mené par Vladimiro Roca, vétéran de la guerre d'Angola, décoré à cette occasion et fils du fondateur du Parti communiste cubain, envoie une pétition, intitulée La Patria es de Todos à l'assemblée générale cubaine réclamant des réformes démocratiques et le respect des droits de l'Homme. Roca et trois de ses associés, appelés "groupe des quatre", sont mis en prison.

En 2001, un groupe appuyé par l'église catholique collecte des milliers de signatures pour le projet Varela. La pétition réclame l'organisation d'un référendum sur le système politique de l'île. Cette action est ouvertement soutenue par l'ancien président des États-Unis Jimmy Carter au cours de sa visite dans l'île en 2002. La pétition est finalement rejetée pour des raisons techniques. En réponse, Castro organise un plébicite qui proclame que le socialisme à Cuba sera éternel.

En 2003, 75 activistes anti-castriste sont arrêtés, sommairement jugés et condamnés à de lourdes peines de prison. Les officiels cubains déclarent que c'est une réponse aux provocations américaines qui sont accusés d'avoir organisés des réunions et des conférences de presse avec les dissidents. La répression est très critiquée par les organisations de droits de l'Homme et même par certains défenseurs américains du régime cubain.

Les cinq de Miami

De nombreux attentats furent commis contre Cuba, parmi lesquels des hotels furent victimes d'attentats à la bombe et un avion de ligne cubain explosât en plein vol le 6 octobre 1976. Ses 73 passagers moururent. Derrière ces attentats se trouvent deux terroristes formés par la CIA: Orlando Bosch et Luis Posada Carriles. Cuba envoyât cinq cubains pour infiltrer l'extrême droite cubaine à Miami.

Un de ceux-ci, Fernando González, avait pour mission de surveiller Orlando Bosch. Leur mission était de réunir des informations sur de futures attaques terroristes. Le 16 juin 1998, le gouvernement cubain a remis à une délégation du FBI qui s'était déplacée à la Havane des renseignements précis, avec des films, des enregistrements et même des preuves matérielles, des échantillons d'explosifs au sujet des activités de 40 terroristes cubano-américains notoires, présents en territoire nord-américain et impliqués dans des plans criminels dirigés contre l'île.

Les 12 et 13 juillet 1998, le quotidien The New York Times publiait une interview de Luis Posada Carriles, interview dans laquelle celui-ci reconnaît être l'auteur des attentats de la Havane et que la Fondation nationale cubano-américaine (FNCA) de Miami avait décidé et financé l'opération.[4] Le 12 septembre 1998, le chef du FBI de Miami, Hector Pesquera, fait arrêter et enfermer les cinq cubains. Ils passèrent 17 mois en isolement dans des cellules spéciales et ils furent condamnés en décembre 2001 par un tribunal de Miami à des peines allant de 15 ans de prison à deux fois la prison à vie. Ils furent déplacés dans 5 prisons différentes.[5]

Le procès a été annulé par la Cour d'appel d'Atlanta, mais les cinq sont toujours en prison car le procureur à demandé au même tribunal une révision de son jugement. Le Vénézuéla et Cuba ont chacun demandé l'extradition d'Orlando Bosch et Luis Posada Carriles. Les USA refusent de les extrader.

Références

1. ↑ Source:Encarta
2. ↑ Le conquistador Diego Velázquez de Cuéllar fonde la première ville de La Havane sur la côte sud de l'île de Cuba en 1515, mais la déplacera à sa position actuelle en 1519.
3. ↑ Source: Priestland, Jane (editor) 2003 British Archives on Cuba: Cuba under Castro 1959-1962. Archival Publications International Limited, 2003, London ISBN 1903008204
4. ↑ Quand Bush sauve un terroriste et séquestre ceux qui le poursuivent, Allard Jean-Guy
5. ↑ http://vdedaj.club.fr/spip/article.php3?id_article=336

* (en) Cet article contient des portions de texte issues de l'article en anglais : « History of Cuba ».
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# Posté le mardi 29 août 2006 16:40