histoire d'Action directe

histoire d'Action directe
Action directe
Action directe (AD) est un groupe clandestin (aux influences anarchiste et communiste) ayant revendiqué une cinquantaine d'attentats ou d'assassinats sur le territoire français entre 1979 et 1987. Action directe a été interdite par un décret du 19 août 1982 prononçant la dissolution de l'organisation. Ses membres ont été jugés par une formation spéciale de la cour d'assises de Paris, compétente en matière de terrorisme.
Action directe est le résultat de la fusion des GARI (Groupes d'action révolutionnaire internationalistes) et des APAP (Noyaux armés pour l'autonomie populaire), qui aboutit en 1977 à la création d'une « coordination politico-militaire interne au mouvement autonome ». Cette coordination se transforme en 1979 en une « organisation de guérilla » qui commence alors à revendiquer ses attentats sous le nom d'Action directe, expression empruntée à l'anarcho-syndicalisme du début du XXe siècle, au nom de « la lutte contre l'impérialisme » et pour « la défense du prolétariat ». Ils ne font alors que des dégâts matériels. Après l'amnistie de 1981, la majorité des militants renonce à la violence, abandonnant jusqu'au nom et au sigle d'Action directe, tandis qu'une minorité (regroupée en une branche parisienne et une branche lyonnaise) choisit de passer à la lutte armée. À partir de 1984, la branche parisienne Action directe s'est alliée à la Fraction armée rouge dans le cadre de la stratégie d'« unité des révolutionnaires en Europe de l'Ouest ». La branche lyonnaise verse dans l'antisémitisme (cinq actions violentes).

Plus globalement, ce groupe a été l'expression en France d'un courant se revendiquant du marxisme et véhiculant l'idée que les actions terroristes étaient un moyen légitime de renverser un régime considéré comme oppressif. Durant ce qu'on a appelé les « années de plomb », de nombreux groupuscules ont repris l'idéologie de la « propagande par le fait » prônée par certains militants anarchistes lors des deux dernières décennies du XIXe siècle: la Fraction armée rouge ou (« Bande à Baader ») en Allemagne occidentale, les Brigades rouges en Italie, Sekigunha (Fraction armée rouge japonaise), 17-Novembre en Grèce, IRA, Cellules communistes combattantes en Belgique, ETA, Weathermen aux États-Unis, KP-ML et Devrimci Sol en Turquie, etc.

Action directe a notamment revendiqué le mitraillage du siège du patronat le 1er mai 1979, mais aussi des attentats contre des ministères, la Sonacotra, des agences immobilières, des bâtiments de l'armée française, des sociétés liées au complexe militaro-industriel, des attentats contre l'État israélien, assassinat de trois policiers, avenue Trudaine à Paris en 1983, ainsi que l'assassinat du général Audran (responsable des ventes d'armes de l'État français) en 1985, puis de Georges Besse, le PDG de Renault, en 1986. À ces nombreux attentats s'ajoute un certain nombre de vols à main armée revendiqués par le groupe comme des « expropriations prolétariennes ».

Le 21 février 1987, les principaux membres d'Action directe, Jean-Marc Rouillan, Nathalie Ménigon, Joëlle Aubron, et Georges Cipriani ont été arrêtés dans une ferme de Vitry-aux-Loges, dans le Loiret. Ils ont été tous les quatre condamnés (tout comme Régis Schleicher, arrêté en 1984) à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une peine incompressible de 18 ans.

La peine de Joëlle Aubron a été suspendue en juin 2004 pour raisons de santé. Elle est décédée à Paris le 1er mars 2006 d'un cancer des poumons. Jean-Marc Rouillan tient une chronique sur l'univers carcéral dans le journal Ce qu'il faut détruire. Les demandes de libération anticipée de Régis Schleicher et de Nathalie Ménigon ont été jusqu'à maintenant repoussées par le juge des libertés et de la détention. Nathalie Ménigon a été victime en prison de deux accidents vasculaires cérébraux qui l'ont laissée hémiplégique.

Bibliographie

* Études sur Action directe

* Alain Hamon et Jean-Charles Marchand, Action directe. Du terrorisme français à l'euroterrorisme, Le Seuil 1986
* Roland Jacquard, La longue traque d'Action directe, Albin Michel, 1987
* Michael York Dartnell, Action directe : ultra-left terrorism in France, London 1995
* Loïc Debray, Jean-Pierre Duteuil, Philippe Godard, Henri Lefebvre, Catherine Régulier, Anne Sveva, Jacques Wajnsztejn, Paroles Directes. Légitimité, révolte et révolution : autour d'Action directe, Acratie 1990


* Ouvrages des membres d'Action directe

* Action directe, Pour un projet communiste, Docom 1982
* Action directe, Textes de prison, 1992-1997, Jargon libre 1997
* Le Prolétaire précaire, Jean-Marc Rouillan, Nathalie Ménigon, Joëlle Aubron, Régis Schleicher, Acratie 2000
* Jean-Marc Rouillan, Je hais les matins, Denoël 2001

Filmographie

* Action directe : la révolution à tout prix, Jean-Charles Deniau, France 3 - Théophraste 2001 ;
* Faites entrer l'accusé : Action directe, France2.
* Ni vieux, ni traîtres, Pierre Carles 2006.

Liens internes

* Brigades Rouges
* anarchisme
* maoïsme
* extrême-gauche
* lutte armée
* terrorisme
* communisme
* socialisme
* mouvements politiques
* politique
* action directe (théorie politique)

Liens externes

* Historique chronologique d'Action directe
* Site de soutien aux anciens membres d'Action directe encore incarcérés
* Ne laissons pas faire (autre site de soutien)
* Chronologie des actions d'Action directe
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# Posté le jeudi 31 août 2006 16:13

les brigaes rouge

Brigades rouges
Les Brigades rouges (Brigate Rosse) sont une organisation terroriste d'extrême gauche italienne. Pratiquant ce qu'ils appellent la « propagande par le fait » (attentats, hold-ups d'auto-financement et assassinats multiples), les différents groupes ayant utilisé l'appellation « Brigades rouges » ont été poursuivis et condamnés à diverses époques par les autorités italiennes.
Histoire

Issues du groupe Sinistra proletaria (Gauche Prolétarienne), les Brigades rouges (BR) sont une organisation terroriste marxiste-léniniste italienne fondée le 20 octobre 1970 à Reggio Emilia principalement par Renato Curcio et Alberto Franceschini.

L'attentat de la Piazza Fontana, le 12 décembre 1969 (16 morts et 98 blessés), marque le début de ce qu'on appellera la « stratégie de la tension ». Un cheminot anarchiste, Giuseppe Pinelli, est à l'époque désigné par les autorités. Des militants néo-fascistes seront finalement mis en examen, en 1997 seulement : ils seront relaxés en mars 2004 par la cour d'appel de Milan, au terme d'un verdict très controversé. En réaction à l'attentat de la piazza Fontana, de nombreux groupes italiens d'extrême gauche entrent en effervescence. La fondation des Brigades rouges découle directement de cet événement.

Le but des Brigades rouges est l'établissement d'un régime communiste en Italie.

En 1974, Alberto Franceschini un des principaux fondateurs du groupe est arrêté et condamné à dix-huit ans de prison.

Devant l'échec des actions de propagandes menées en milieu ouvrier, les brigades rouges décident de concentrer leur action sur la lutte armée et les actions violentes (séquestrations, blessures par balles aux jambes, assassinats) contre les « serviteurs de l'État » : policiers, magistrats, hommes politiques et journalistes. Les Brigades rouges commettent également des hold-ups pour s'auto-financer : leur première victime est d'ailleurs un convoyeur de fonds, tué lors d'une attaque à main armée.

L'assassinat d'Aldo Moro

Les secondes BR se sont principalement illustrées par l'enlèvement du président du parti de la Démocratie chrétienne, Aldo Moro, le 16 mars 1978, jour où il devait devenir Premier ministre et former un gouvernement de « compromis historique » avec le Parti communiste. Le responsable BR de l'opération était Mario Moretti. L'État italien refusant de libérer les militants des BR incarcérés, Aldo Moro est finalement assassiné le 9 mai.

Les brigades rouges sont dénoncées par la totalité de la classe politique italienne et apparaissent comme définitivement isolées. Le monde syndical italien les condamne notamment suite à l'assassinat du syndicaliste Guido Rossa, qui avait dénoncé un travailleur coupable d'avoir distribué des tracts des BR.

Les années 1980

En 1979, les BR prirent contact avec le Fatah qui lui offrit une cargaison d'armes et explosifs

En 1986, une scission est intervenue dans les BR, celles-ci se divisant en deux organisations concurrentes : les BR-PCC (Parti communiste combattant) et les BR-UCC (Union communiste combattante). En 1988, les BR ont proclamé leur alliance avec la Fraction armée rouge (RAF). L'arrestation des derniers terroristes la même année semble marquer la fin de l'organisation.

Refuge en France : la « doctrine Mitterrand »

Au cours des années 1980 de nombreux membres des brigades rouges et d'autres groupes terroristes ont pu se réfugier en France au nom de ce qu'on a appelé la « doctrine Mitterrand » : sous réserve de ne pas se servir de leur refuge en France comme base arrière pour des actions violentes ils avaient la garantie de ne pas être extradés. Cette attitude a largemant contribué à apaiser la tension en Italie. La « doctrine Mitterrand » n'a cependant pas de valeur juridique sur le fond : ce que peut dire un président au long de son mandat n'est pas une source du droit en France, et ne fait donc pas jurisprudence.

En 2002, Paolo Persichetti, « brigadiste » non repenti, condamné à 22 ans de prison pour participation à l'assassinat d'un général de l'aviation, qui enseignait désormais la sociologie politique à l'université Paris VIII, est extradé en Italie. Voir notamment le récit de son extradition: Exil et Châtiment, paru aux éditions Textuel, 2005. Paris semble alors rompre avec l'engagement pris par François Mitterrand en 1985[1], mais la "doctrine Mitterrand" ne concernait pas les personnes coupables de crimes de sang. Il convient de rappeler la déclaration suivante de François Mitterrand :

« Nous avons environ 300 Italiens réfugiés en France depuis 1976 et qui depuis qu'ils sont chez nous, se sont “repentis” et auxquels notre police n'a rien à reprocher. Il y a aussi une trentaine d'Italiens qui sont dangereux mais ce sont des clandestins. Il faut donc d'abord les retrouver. Ensuite ils ne seront extradés que s'il est démontré qu'ils ont commis des crimes de sang. Si les juges italiens nous envoient des dossiers sérieux prouvant qu'il y a eu crime de sang, et si la justice française donne un avis positif, alors nous accepterons l'extradition.(...) Nous sommes prêts à extrader ou à expulser à l'avenir les vrais criminels sur la base des dossiers sérieux. » (compte-rendu d'un déjeuner de travail avec Bettino Craxi, 1985)

Pourtant, Sergio Tornaghi, membre de la colonne Walter Alasia, condamné par contumace à la perpétuité pour « participation à bande armée » et « assassinat » et arrêté en France en 1998, a obtenu gain de cause devant la cour d'appel de Bordeaux. Celle-ci avait refusé l'extradition en raison de la procédure italienne qui ne permet pas à un condamné par contumace d'être à nouveau jugé en cas de retour, comme le prévoit la Cour européenne des Droits de l'Homme.

Une nouvelle génération de terroristes

Dans les années 1980, alors que la plupart des « brigadistes » de la première heure ont abandonné la lutte, une nouvelle génération continue de commettre sporadiquement des actions violentes. Suite au démantelement de cette nouvelle bande, les BR connaissent une période de sommeil avant de reprendre leurs actions à la fin des années 1990. Le 1er juin 2005, cinq membres des « Nouvelles Brigades rouges », accusées d'avoir organisé l'assassinat du professeur Marco Biagi, un consultant du gouvernement, en mars 2002, sont condamnées à la perpétuité par la cour d'assises de Bologne. Les assassinats de Marco Biagi et de Massimo d'Antona, tué à Rome en 1999, avaient été revendiqués par les BR-PCC [2].

Le contexte : l'Italie des « Années de plomb »

Pour faire face aux divers attentats, imputables aux deux extrêmes du champ politique, qui marquent ces Années de plomb, l'Italie adopte des lois d'exception. La loi Reale du 22 mai 1975 autorise la police à perquisitionner et arrêter une personne sans mandat du juge d'instruction, sur seul soupçon. Puis le décret-loi Cossiga du 15 décembre 1979 qui allonge la détention préventive pour les délits de terrorisme et autorise les écoutes téléphoniques.

La loi Gozzini du 10 octobre 1986, puis la loi sur la « dissociation » du 18 février 1987 et les décrets-loi de 12 avril 1990 et du 22 décembre 1990 marqueront la fin de ces lois « spéciales », en réduisant la détention [3].

Composition

Les BR se composaient au mimimum d'une cinquantaine de cadres et de nombreux soutiens actifs et passifs. En 1981, 1523 terroristes proches ou membres des BR étaient détenus en Italie. Selon Le Monde diplomatique, les prisons italiennes comptent 4 000 détenus politiques en 1980. Selon Alberto Franceschini, après son arrestation en 1974 ainsi que celle de la plupart des membres du groupe d'origine, les premières Brigades ont laissé la place à un second groupe plus dur. Franceschini a affirmé que Mario Moretti, qui l'a remplacé à la tête des BR, était un agent du KGB, mais sans apporter de preuve décisive de cette affirmation.

Des thèses d'infiltration des Brigades rouges par certaines branches des services secrets italiens n'ont pas été confirmées à ce jour.

Bibliographie

* Ouvrages :
o Aldo Moro, Mon sang retombera sur vous. Lettres retrouvées d'un otage sacrifié, mars-mai 1978, Editions Tallandier.
o Corrado Augias & Vladimiro Polchi, Aldo Moro. Une tragédie italienne (Pièce de théâtre).
o Gianni Cipriani, Brigate rosse, la minaccia del nuovo terrorismo, Editions Sperling & Kupfer (en italien).

* Ouvrages des anciens membres des BR :
o Renato Curcio, A Visage découvert, Lieu commun, 1993.
o Anna Laura Braghetti et Paola Tavella, Le Prisonnier, 55 jours avec Aldo Moro, Denoël, 1999.
o Alberto Franceschini, Brigades rouges, entretien avec Giovanni Fasanella, Editions Panama, 2005.
o Paolo Persichetti, Exil et Châtiment : coulisses d'une extradiction, Editions Textuel, 2005.

* Film :
o Buongiorno, Notte, Marco Bellocchio, 2003.

Liens internes

* Mouvement autonome - Action directe - lutte armée - maoïsme - extrême gauche
* communisme - socialisme - gauche
* mouvements politiques - parti politique - politique

Liens externes sur les brigades rouges et le terrorisme italien

* Etoile rouge Documents des BR et des BR-PCC en français.
* "L'Histoire méconnue des brigades rouges" par le Centre de recherche sur les menaces criminelles contemporaines, 1987 (téléchargeable en Pdf)
* Fiche du site "Terror Watch"
* Article du Nouvel Observateur sur l'affaire Aldo Moro et les lettres écrites par l'otage.
* Monde diplomatique, avril 1998
* Monde diplomatique, avril 1998 sur Toni Negri, ex-membre de Potere operaio et Adriano Sofri , ex-membre de Lotta Continua condamné en 1997 pour un meurtre - qu'il nie - commis vingt-cinq ans plus tôt.
* sur le livre d'Alberto Franceschini
* ibid
* Cultures & Conflits - sur l'attentat de la piazza Fontana et de la gare de Bologne & sur organisation terroriste en général.
* [1]

Notes et références

1. ↑ Polémique autour de l'extradition d'un «brigadiste» repenti sur le site de RFI
2. ↑ Cinq membres des Nouvelles Brigades rouges condamnés à la perpétuité. Article dans Le Monde, le 01.06.05
3. ↑ article dans Le Monde diplomatique
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# Posté le jeudi 31 août 2006 16:18

la vie de Jacques Mesrine

la vie de Jacques Mesrine
Jacques Mesrine
Jacques Mesrine (né le 28 décembre 1936 à Clichy-la-Garenne et décédé le 2 novembre 1979 à Paris) était un criminel français. Déclaré « ennemi public numéro un » au début des années 1970, « l'homme aux 1 000 visages » est notamment connu pour ses nombreuses évasions et ses nombreux braquages.
Orthographe

Son nom est quelquefois écrit « Jacques Merine », sans « s » : la famille explique que les deux appellations peuvent être utilisées.

Biographie

Fils d'honnêtes commerçants, c'est à Clichy qu'il grandit et qu'il se met à fréquenter les quartiers populaires de la capitale.

Après avoir servi en Algérie, il participe à de nombreux cambriolages, ses débuts dans le vice puis il se marie et part travailler au Canada au service d'un milliardaire qu'il enlève. Arrêté, il s'évade de prison et retourne en France où il commet de nombreuses attaques à mains armées. Il est arrêté par le commissaire Robert Broussard une première fois en 1973, à son appartement rue Vergniaud dans le 13e arrondissement de Paris. Cette arrestation restera célèbre puisque le truand ouvrit la porte aux policiers (après de longues heures de négociations à travers la porte) et leur offrit le champagne (Mesrine à Broussard : « Tu ne trouves pas que c'est une arrestation qui a de la gueule ? »).

Son incarcération au quartier de haute sécurité (QHS) de la prison de la Santé est à l'origine d'un véhément combat qu'il entend mener afin de les faire supprimer (conditions de détention dégradante et inhumaine). Il parvient néanmoins à s'en évader le 8 mai 1978, accompagné de François Besse et de Carman Rives (ce dernier sera abattu par la ronde). Les conditions de son évasion restent à ce jour non élucidées mais il paraît évident que Mesrine aurait bénéficié d'une aide interne.

Il braque le casino de Deauville peu de temps après avec son compagnon de cavale, François Besse. Le braquage tourne mal mais les deux évadés parviennent à s'enfuir. Il continue les braquages (comme celui de la Société Générale de Drancy) tandis que la police reste impuissante à le localiser. Mesrine nargue les autorités en donnant des entretiens à des journalistes. Le 21 juin 1976, il enlève le milliardaire Henri Lelièvre et obtient une rançon de 6 millions de francs. Le 10 novembre 1978, il essaie d'enlever le juge Petit, qui l'avait condamné à 20 ans de prison en 1977, c'est un échec, mais il parvient néanmoins à s'enfuir.

En septembre 1979, Mesrine tend un guet-apens au journaliste de Minute, Jacques Tillier et le blesse grièvement par balles.

Le commissaire Broussard finit par repérer l'appartement du truand rue Belliard, dans le 18e arrondissement de Paris, fin octobre 1979. Au volant de sa voiture, il est encerclé par Broussard et ses hommes de la Brigade de répression du banditisme (BRB) le 2 novembre 1979, Porte de Clignancourt. Un camion bâché qui s'était immiscé devant son véhicule dissimulait des tireurs, qui ouvrirent le feu. Sa mort est un premier cas de remise en cause de la légitime défense vis-à-vis de la police, qui aurait ouvert le feu délibérément et sans mise en garde.

Il est enterré au cimetière Nord de Clichy-la-Garenne, la ville qui le vit naître.

« L'homme aux 1 000 visages »








Bibliographie

* L'instinct de mort, autobiographie de Jacques Mesrine.
* Coupable d'être innocent, de Jacques Mesrine.

Citations

* "Si tu vis dans l'ombre, tu n'approcheras jamais le soleil.", dans L'Instinct de Mort.
* "seigneur, protège-moi de mes amis... mes ennemis, je m'en charge." (reprise d'une citation précédemment attribuée à de nombreux auteurs)

Cinéma

* 1983 : Mesrine d'André Génovès, avec Nicolas Silberg.
Ce film se concentre sur les évènements ayant suivi son évasion de la Prison de la Santé, jusqu'à ce qu'il soit abattu par la police, Porte de Clignancourt à Paris.
* 2006 ou 2007 : L'ennemi public n°1 de Jean-François Richet, avec Vincent Cassel (en préparation)

Musique

* Renaud : Il lui a dédié son album Marche à l'ombre.
* Trust : Plusieurs chansons de ce groupe français de hard rock font référence à Jacques Mesrine, notamment Le mitard (1980) qui comporte un enregistrement de la voix du criminel.
* IAM, Fonky Family, Sinik et Sniper, des groupes de rap français font également référence au célèbre gangster.
* Pekatralatak : dans l'album Mort au punk (2001), un morceau s'intitule L'instinct de mort.
* Oeil Pour Oeil : dans l'album Nés pour en chier !, ce groupe de Oi! interprète la chanson Mesrine.
* Mesrine : groupe grindcore brutal de Québec s'est ainsi baptisé en mémoire du célèbre criminel.

Liens externes

Nombreuses références sur le site "affaires criminelles" [1]
Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Mesrine »

Catégories: Criminel français |
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# Posté le jeudi 31 août 2006 16:28

les ftp de marseillies

antifascistes marseillais



Vendredi 15 octobre 1999, deux militants antifascistes marseillais, Yves, 40 ans, infirmier et William, 38 ans, technicien-journaliste ont étés et écroués pour des attentats commis ces dernières années. Ils faisaient parti d'un groupe antifasciste, les Francs Tireurs Partisans (en hommage au mouvement de résistance contre l'occupant nazi), qui, depuis 1991, menaient la lutte contre le FN de façon autonome :

* 14 juillet 91 : attaque au cocktail molotov contre le siège du FN à Marseille.
* 24 octobre 92 : destruction à l'explosif du restaurant La Truffe noire la veille d'un meeting du FNJ.
* 6 juin 94 : destruction à l'explosif du siège du FN à Marseille.
* 16 décembre 94 : attaque à l'explosif contre le consulat d'Italie le jour de la visite de Silvio Berlusconi à Aix-en-Provence pour protester contre l'arrivée au pouvoir d'une coalition avec les néo-fascistes italiens d'Alliance Nationale.
* 3 avril 95 : action à l'explosif contre la villa de Maurice Gros, secrétaire départemental du FN, suite à l'assassinat d'Ibrahim Ali en février.
* 24 février 96 : destruction à l'explosif du local du FN des quartiers nord d'où étaient parti un an auparavant les assassins d'Ibrahim Ali.
* 28 octobre 98 : destruction à l'explosif du générateur électrique du stadium de Vitrolles pour empêcher le concert de Rock Identitaire Français organisé par la mairie FN.

A cette liste il faut ajouter un attentat à l'explosif contre la DDTE le 1er mai 1994 en soutien aux travailleurs des entreprises régionales et revendiqué Des Chômeurs en pétard.

Les FTP se sont toujours revendiqués de l'antifascisme radical, se plaçant clairement dans une optique Anticapitaliste et Internationaliste. Rejetant l'antifascisme moral et politicien à la SOS-Racisme, ils n'entendent pas non plus donner des leçons ou faire de leur lutte un exemple à suivre. Ils considéraient que ce n'étaient qu'une forme de lutte parmi d'autres, ni plus efficace ni plus légitime. Ils s'inscrivaient dans le contexte géographique particulier de la région PACA. Faut-il rappeler les dérives de notre région, de l'affairisme mafieux à la collusion à peine masquée entre fascistes et forces de l'ordre (se souvenir de la manifestation marseillaise contre le FN du 11 mars 1997 violemment réprimée...), de la conquête de quatre municipalités par le FN à la banalisation des violences racistes ? Considérant que c'était un axe de résistance, ils ont entrepris de saper les moyens matériels mis en œuvre par le FN pour s'implanter localement en évitant de toucher physiquement les personnes (même la police l'a reconnu).
A présent ils n'ont nul besoin d'être glorifié ou même applaudi. Par contre, ils ont besoin d'un soutien politique et matériel. Politique parce que l'antifascisme radical demeure plus que jamais nécessaire en France et en Europe (Autriche, Allemagne, Belgique, Espagne...) ; le danger n'étant pas en France que le FN ou le MNR arrivent au pouvoir mais que leurs idées soient appliquées par les partis au gouvernement. Matériel parce que c'est le seul moyen de montrer notre solidarité et que c'est nécessaire pour survivre en prison.

William a été mis en liberté provisoire en mars dernier. Yves est incarcéré depuis plus d'un an aux Baumettes, en attendant le procès.

Le procès va débuter les 19 et 20 décembre 2000; des rassemblements devraient alors avoir lieu devant le Palais de Justice de Marseille.

Autre date :

Le samedi 16 décembre

manifestation nationale de soutien

à 15 H au Vieux Port.

Vous pouvez envoyer des chèques à l'ordre et à l'adresse de Maloka qui se chargera de le transmettre à Yves (ABC-Dijon, Maloka, BP 536, 21014 Dijon Cedex).

Vous pouvez aussi soutenir les FTP en commandant les articles décrits ci-dessous et dont tous les bénéfices serviront à la campagne de solidarité avec les antifascistes emprisonnés :

Un livre qui retrace la montée de l'extrême droite en PACA et l'histoire des FTP ; avec une préface de Maurice Rajsfus
116 pages, Editions Reflex, 40 F
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# Posté le jeudi 31 août 2006 16:38

René Riesel

René Riesel
René Riesel
René Riesel est un paysan français né en 1950, connu pour être un militant et penseur radical et engagé.

D'abord anarchiste, René Riesel s'était rapproché des analyses situationnistes et avait pris part aux scissions de 1967 au sein du mouvement anarchiste hexagonal. Il avait donné au début de 1968 le nom d'Enragés au petit groupe d'agitateurs qui allait jouer un rôle déterminant dans le déclenchement et le style du mouvement des occupations de mai-juin 1968 en France. Admis dans l'Internationale situationniste en juin 1968, il en est exclu à l'automne 1971.

Il vit à la campagne depuis 1973. Éleveur de moutons depuis 1982, il était entré à la Confédération paysanne en 1991; avait été désigné à son secrétariat national en 1995; avait rendu l'ensemble de ses mandats en mars 1999. Il a été condamné, avec José Bové et Francis Roux, à huit mois de prison avec sursis pour le sabotage de Nérac en janvier 1998, poursuivi par Monsanto pour destruction d'expérimentation de maïs et de sojas transgéniques à l'automne 1998, mis en examen avec José Bové ainsi que Dominique Soulier pour le sabotage du CIRAD (Centre international de recherche en agronomie développement) de Montpellier, dans le cadre de la Caravane intercontinentale dont il avait en partie assuré la coordination.

Refusant toute compromission avec l'État, René Riesel a exprimé des désaccords avec José Bové depuis que ce dernier est devenu une "personnalité médiatique" suite à son emprisonnement consécutif au démontage du Mac Donald's de Millau en septembre 1999 . Ainsi, René Riesel a été emprisonné et n'a pas demandé de grâce au président Jacques Chirac, contrairement à José Bové.

Il s'est rapproché du groupe 'post-situationniste' de l'Encyclopédie des Nuisances, analysant le combat à mener aujourd'hui en termes de "société industrielle" et de "technologie" ennemie de l'homme, reléguant la lutte anticapitaliste au passé.

Aujourd'hui, il est paysan éleveur de brebis sur le Causse Méjean en Lozère.

Bibliographie

* "Les progrès de la soumission vont à une vitesse effroyable", in Libération du 4 février 2001
* Déclarations sur l'agriculture transgénique et ceux qui prétendent s'y opposer, Éditions de l'Encylopédie des Nuisances, 2001
* Du progrès dans la domestication, Éditions de l'Encylopédie des Nuisances, 2003.

Liens externes

* René Riesel, Aveux complets des véritables mobiles du crime commis au CIRAD le 5 juin 1999 (2001)
* René Riesel, Préliminaires sur les conseils et l'organisation conseilliste (1969)
* Réponse aux propos tenus par René Riesel dans son entretien avec "Libération" en février 2001
* Jean-François Martos, Remarques à propos des récentes déclarations d'un penseur de la radicalité, Le fin mot de l'histoire, 2001
* Maximilien Fabbri, La technophobie, remède efficace contre l'anticapitalisme - I, Les Amis de Némésis, 2001
* Echange de correspondances à propos du livre de R. Riesel, Du progrès dans la domestication
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# Posté le jeudi 31 août 2006 16:44